‹ Du diagnostic des insuffisances aortiques sans souffle et des pseudo-insuffisances: par le choc en dômeChapitre 3 sur 30 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La connaissance de l'insuffisance aortique est de date relativement ancienne. Morgagni, dans sa XVIII° lettre anatomique, exquisse déjà ses principaux caractères, Hogdson distingue dans les altérations de l’orifice aortique, celles qui ressortissent à la propagation d’une endocardite, et celles qui sont imputables à une altération artérielle. Mais c’est à Corrigan, qu'il faut attribuer la première description exacte et complète de l'affection à laquelle son nom est resté définitivement allaché. Après lui, l'étude des signes d’auscultation à fait l’objet de nombreuses recherches cliniques de Charcelay, de Aran, Duroziez, Huchard, Müller, Mauriac, etc., des travaux expérimentaux de Potain, François Franck et Schwalbe.

A la faveur de ces travaux, une vive lumière est projetée sur la physionomie générale de l'insuffisance aortique. Mais, promptement, les auteurs arrivent à conclure que cette affection n’a pas une symplomatologie toujours uniforme, partout identique à elle-même, et à côté de la description classique de Corrigan, ils placent d’autres formes anormales de la maladie.

C’est ainsi qu'en 1880, Fürbringer publie le résultat

Li ae

d'une observation clinique, où l'insuffisance orificielle, constatée à l'autopsie, ne s'était révélée pendant la vie par aueun souffle. Bientôt, Leyden, Litten, Gultmann, Gerhardt, Dehio en Allemagne, Botkin en Russie, Saundby et Boyd en Angleterre, rapportent des cas analogues. L'insuffisance aortique sains souffle recevait droil de cité dans la nosologie courante.

D'autre part, en 1894, Lillen produisait des cas où, cliniquement, il avait été possible de constater les signes classiques de la maladie de Corrigan, et dans lesquels l'autopsie n'avait révélé aucune insuffisance de l’appareil valvulaire. Il les désigna sous le nom de pseudo-insuffisances aorliques.

En somme, grâce aux constatations cliniques, à eûté de l'insuffisance aortique telle que l'avait décrite Corrigan, prennent place : les insuffisances sans souffle d'une part, les pseudo-insuffisances d'autre part, toutes deux empruntant à la maladie valvulaire type, une partie de sa symptomalologie, ou de son substratum anatomique, mais en différant néanmoins par quelques particularités.

Dès lors, la question se pose dans les termes suivants : le diagnostie entre chacune des formes est-il possible ? Existe-t-il un moyen classique de les différencier, de dépister par exemple, malaré l'absence du souffle diastolique, une insuffisance néanmoins existante ? Peut-on, d'un autre côlé, reconnaitre que, en dépit des signes d'auscultation et des constatations tirées de l'examen de la cireulation périphérique, l'appareil valvulaire remplit visà-vis de l'orifice aortique, son rôle normal ?

I semblait que la difficulté d'un diagnostic précis fût si grande, qu'elle ne püt être levée dans la clinique

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