‹ Du diagnostic des insuffisances aortiques sans souffle et des pseudo-insuffisances: par le choc en dômeChapitre 7 sur 30 · FAT · texte numérisé non relu

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l'exposition sous les noms de Syndrome cardiaque et de syndrome périphérique.

Mais, avant d'exposer ces signes el d’en discuter la valeur, nous devons faire remarquer que nous considérerons successivement les deux types de lésions que M. Peter dans ses cliniques, et après lui MM. Constantin Paul et Huchard ont nettement séparés; d’une part, l’insuffisance aorlique du type endocarditique, maladie cardio-vasculaire, maladie de Corrigan ; d'autre part, linsuffisance liée à une altération de l'aorte, la maladie de Hogdson. La première, plus fréquente chez les jeunes sujets, consécutive à l’endocardite rhumatismale le plus souvent, ou à une endocardite infectieuse ; la seconde, apanage des sujets âgés, maladie d'évolution en quelque sorte, d’abord artérielle et secondairement valvulaire. Ces deux types diffèrent par quelques signes que nous indiquerons au fur et à mesure de leur exposé.

Le SYNDROME CARDIAQUE Comprend lui-mème deux ordres de phénomènes :

1° Ceux que l’on peut observer au niveau du Cœur ;

2° Ceux qui sont perceptibles au niveau de l'orifice de l’aorte et sur le trajet du vaisseau.

Au niveau du cœur, on constate ordinairement une voussure plus ou moins marquée de la région précordiale, el un soulèvement en masse de la paroi thoracique à la pointe. Celle dernière est, dans la plupart des cas, considérablement déviée en bas et à gauche de la ligne mamelonnaire, par suite de l'hypertrophie du ventricule

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gauche, hypertrophie que la recherche de la matité cardiaque vient encore confirmer.

Les signes fournis par l’auscultation sont plus importants et considérés comme caractéristiques. En effet, au foyer aortique, c’est-à-dire dans le 2"° espace intercostal à droite du sternum, on constate l'existence d’un souffle diastolique, commencant dès le début de la diastole, remplaçant le plus souvent le 2° bruit, etse prolongeant pendant le grand silence. C’est un souffle doux, aspiratif, de timbre particulier bien décrit par Hope.

Ce souffle se propage tout le long du bord gauche du sternum, suivant la direction da reflux sanguin. Quelquefois, comme MM. Germain Sée et Constantin Paul l'ont fait remarquer, surtout quand il est de faible intensité, on ne le perçoit qu’en un point bien localisé de la surface sternale, très variable suivant les cas, parfois même au niveau de l’appendice xyphoïde. On comprend d’ailleurs, que le foyer maximum du souffle ne corresponde pas toujours au point signalé plus haut, car, par suite de son hypertrophie et de son déplacement vers le côté gauche, le cœur et l’aorte subissent un changement de posilion, qui modifie le situation de l'orifice valvulaire aortique,

Quelquefois, quand la lésion valvulaire est peu accentuée, le souffle est remplacé par un claquement diastolique suivi immédiatement d’un souffle aspiratif, particularité que Gcrhardt signale comme assez fréquente chez les athéromateux et qui serait due à l'insuffisance d’une seule destroissigmoïdes. L'adossement des deux premières valvules produirait le claquement, l'insuffisance de la troisième produirait le souffle. Quelquefois, au contraire,

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