RAGE
ce dernier est tellement intense, qu'il couvre presque totalement le premier bruit, donnant ainsi naissance à un rythme anormal des bruits du cœur.
On a signalé dans quelques cas d'insuffisance aortique pure, certaines modifications des bruits, que nous énu-
mérerons rapidement. Ce sont :
{° Un bruit présystolique de la pointe.
29 Un souffle diastolique né à la pointe, coexistant ou non avec le bruit présystolique.
3° Un souffle d'insuffisance avec maximum à la pointe.
4° Un souffle systolique de la pointe (1).
D'après M. Saint-Cyr de Montlaur (2), ces divers bruits anormaux répondent, où bien à des bruils propagés de la base à la pointe, ou bien à une affection mitrale simultanée, ou bien encore à une contraction ventriculaire d’un mode particulier.
Enfin, signalons le souffle présystolique, dont M. Lespérance à donné une inlerprélation pathogénique.
Dans l'insuffisance aortique endartérilique, le syndrome cardiaque, tel qu'il vient d'être exposé, subit quelques modifications. C'est ainsi que le choc de la pointe est moins énergique que dans la maladie de Corrigan, par suite de la défaillance du myocarde ; la matité aorlique sous-slernale est accrue et atleint une largeur de 6 à 8 centimètres.
(1) Weill, Revue de Médecine, Paris 1881.
(2) Saint-Cyr de Montlaur. Thèse, Paris 1899,