‹ Du diagnostic des maladies des yeux par la chromatoscopie rétinienneChapitre 2 sur 31 · AVANT-PROPOS. III · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. III

Pour nous faire mieux comprendre, il nous a paru indispensable de rappeler d'abord à nos lecteurs, en peu de mots, les lois physiques des couleurs, et de faire précéder la partie pathologique de notre travail d'un aperçu succinct de ses lois physiologiques.

D'autre part, comme il n'existait aucun moyen, ou plutôt aucun instrument pratique pour mesurer la force distinctive des couleurs, nous avons construit à cet usage une échelle spéciale des couleurs^ en prenant pour point de départ les onze types des couleurs des cercles chromatiques de M. Chevreul(l). Chacune de ces couleurs»est subdivisée en quatre tons, également distants, et qui correspondent aux quatre tons des gammes de M. Chevreul.

Au moyen de cette échelle, le médecin pourra facilement apprécier et pour ainsi dire mesurer le degré de sensibilité de la rétine pour les couleurs principales et leurs nuances, en constatant son affaiblissement ou ses aberrations pathologiques.

Pour. rendre plus complet notre travail, nous avons encore cru utile d'ajouter à l'échelle chromatique une l'échelle typographique de caractères de différente grandeur, proportionnée aux distances auxquelles l'œil normal peut les voir. Ils sont composés en trois langues, français y anglais et allemand, ce qui permettra de s'en servir à examiner l'acuité de la vision

(1) Chevreul, Des couleurs et de leur application aux arts industriels à l'aide des cercles chromatiques. Paris, 1864, in-fol. de 27 pl.

ÏV AVANT-PROPOS.

chez les individus qui ne connaissent que l'une de ces. langues.

Les objets sont vus plus ou moins distinctement, selon leur coloration, et nous avons ajouté trois tables de caractères impY'imés en jaune, rouge et bieu^ afin qu'on puisse s'assurer s'ils peuvent être lus avec la même facilité et aux mêmes distances que les caractères noirs.

La table des raies verticales et horizontales, ainsi que des cercles à rayons, complète la série des tableaux nécessaires pour l'examen de l'acuité de la vue.

Nous ajouterons en terminant que ce travail est le produit de longues recherches et de nombreuses observations, que nous avons pu recueillir aussi bien dans notre clinique particulière que dans les hôpitaux de la capitale, dont l'accès nous a été facilité par la bienveillance de nos dignes maîtres ; et nous nous estimerons heureux s'il trouve auprès de nos confrères un accueil favorable.

Paris, le 15 avril 1868.

Page 1