‹ Du diagnostic des maladies du système nerveux par l'ophthalmoscopieChapitre 4 sur 84 · VI 11 INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI 11 INTRODUCTION

a rayonné sur tout le monde connu, dépendent de Tapplication raisonnée des sens à l'observation. On ne découvre pas tous les jours les premiers principes d'une science. Ses vérités fondamentales ne changent pas d'un siècle à l'autre, et ses axiomes sont éternels. Une fois révélés, axiomes, principes et vérités premières, deviennent les assises de l'édifice, sur lequel chacun apporte sa pierre, de façon à en perfectionner la forme et à en embellir Tensemble. Sans doute, il est utile de connaître la nature de l'homme, de découvrir la cause des influences morales ou physiques (|ui abrègent ou prolongent son existence, de savoir quelle est la nature des maladies qui l'assiègent ou quel est le mode d'action des remèdes qu'il emploie, mais à côté de ces principes généraux de nature physique et morale, d'étiologie morbide et d'action thérapeutique, il y a des connaissances aussi importantes à acquérir, car elles sont relatives à la structure et à la disposition des organes, au mécanisme des fonctions, au diagnostic des maladies et à l'application de ces différentes données à la thérapeutique.

Tout est dit depuis longtemps en matière de philosophie médicale, et nous ne faisons que rajeunir ou transformer de vieilles questions de principes dans nos débats modernes d'Animisme, de Vitalisme, d'Empi-

DES PROGRÉS DANS LE DiAGNOSTiC MÉDICAL. IX

risme, d'Éclectisme et de Méthodisme dichotomique. J*ai moi-même apporté mon faible tribu à cette partie de la science en publiant une Histoire des Doctrines médicales^ où se trouve ma solution du problème de la nature de l'homme^ mais le côté par lequel je distingue surtout la médecine du \ix^ siècle n'est pas celui-là. Il est bien évident que si la médecine française a exercé sur le monde actuel une influence si considérable, ce n'est pas par sa métaphysique, loin de là, car c'est au contraire par Tapplication bien entendue des sens à l'observation; par l'usage intelligent des moyens physiques d'exploration clinique, et par l'expérience, qu'elle a acquis si rapidement le degré de précision qui fait sa gloire présente, et qu'elle n'avait point au siècle dernier.

Quand on réfléchit et qu'on cherche avec soin la cause de cet éclat de la médecine française, il est im possible de ne pas être frappé de la nature des conditions par lesquelles elle a pu s*élever si haut. Il est certain que ce siècle médical qui, pour la postérité, sera celui de V Auscultation^ n'est grand que par cette découverte et par les heureuses applications de la physique, de la chimie et de l'anatomie à l'étude de rbommesain et malade.

SansY AfuxUmie générale créée en France par Bichat,

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