‹ Du diagnostic différentiel de certains engorgements des testiculesChapitre 1 sur 16 · A MON PÈRE · texte numérisé non relu

A MON PÈRE

ET

Amour et respect.

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Amitié.

A Monsieur GABALDA.

Attachement.

A MON AMI SALYA.

Souvenir.

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ESPEZEL.

AVANT-PBOPOS.

Les engorgements des testicules dont nous devons parler ont été, jusqu’à ces derniers temps, confondus sous le nom de sarcocèle (tumeur charnue ). Par ce mot, on désignait non-seulement plusieurs indurations anciennes du scrotum, mais encore diverses tuméfactions chroniques des testicules, qui ne présentent de commun entre elles que quelques caractères extérieurs; de-là les contra-

— AVANT- PROPOS

dictions des auteurs au sujet des causes , des symptômes et surtout du traitement du sarcocèle. Ces contradictions étaient inévitables ; on décrivait des maladies différentes, tout en croyant ne décrire qu’une seule et même affection. La confusion dans les mots entraîne la confusion dans les choses; et c’est ce qui a toujours beaucoup nui aux progrès de la science. Pour éviter cet écueil , il convient de bien définir les mots dont on se sert, de les employer toujours dans le même sens, d’en avoir un pour chaque sujet distinct. Ainsi, pour faire l’application de cette règle à notre sujet, nous emploierons le mot engorgement comme terme générique , désignant toute augmentation du volume du testicule , sans rien préjuger sur la nature de la maladie ; puis nous joindrons au mot engorgement telle ou telle épithète, pour distinguer la nature d’un engorgement donné de celle de tout autre.

Jamais nous n’emploierons le mot sarcocèle.

Nous avons rapproché l’un de l’autre certains engorgements du testicule , mais dans la seule intention d’arriver à leur diagnostic

AVANT-PROPOS

différentiel , et de poser les bases du traitement qui convient à chacun d’eux.

Quant à la méthode d’exposition , il s’en offrait naturellement deux. Dans la première, nous n’avions qu’à indiquer avec détail les caractères propres à chaque espèce d’engorgement, et présenter ensuite une ou plusieurs observations de l’engorgement en question ; mais cette méthode , outre qu’elle expose à de nombreuses redites , est peu philosophique. Dans la seconde, il fallait d’abord faire connaître les observations relatives aux divers engorgements , les analyser, les éclairer l’une par l’autre, montrer ce qu’elles offraient de commun et de spécial , faire ressortir la nature des causes , les influences exercées par la constitution, l’àge, le tempérament, etc., et déduire les indications thérapeutiques. Cette seconde manière de procéder est plus logique , plus claire : nous l’avons adoptée.

Dans des considérations générales placées en tête de notre travail , nous déduisons : 1° de la structure anatomique des testicules, le grand nombre des engorgements dont ils peuvent être le siège ; 2° de ce grand nombre

— AVANT-PROPOS

d’affections , les difficultés du diagnostic ; 3° de la multiplicité des erreurs commises , la possibilité d’en commettre tous les jours, et par suite , la nécessité d’une exploration minutieuse des parties, et le besoin de tenir compte de toutes les circonstances qui ont précédé ou accompagné le développement de la maladie.

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