‹ Du diagnostic différentiel des grands kystes du maxillaire inférieur et du sarcomeChapitre 12 sur 17 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

On classe les kystes de la mâchoire en deux grands groupes : le premier comprend les kystes dentifères qui ont été observés pour la première fois par Morelot en 1774, qui rencontra dans une tumeur de la branche montante de la mâchoire inférieure une dent implantée dans la paroi de la poche kystique. Habituellement unique, ils n’atteignent pas un volume très considérable. Ils se rencontrent chez les sujets arrivés à la deuxième dentition, et qui n’ont pas généralement dépassé l’âge de l’éruption de la dent de sagesse. Ils ont une cavité simple qui contient des dents normales ou bien des grains dentinaires.

Le deuxième groupe comprend les kystes uni ou multiloculaires, subdivisés en deux catégories suivant que le kyste est appendu à la racine ou qu’il en est indépendant. Cette dernière variété atteint le volume le plus considérable. Ils se développent à n’importe quel âge, aussi bien au-dessous de sept ans que chez les adultes. Ils présentent une poche à loge unique ou multiple sur la nature histologique de laquelle nous n’entrerons pas, et qui contient un liquide clair, filant

qui peut devenir butyreux suivant l’évolution du kyste.

L’examen microscopique décèle dans ces différentes variétés de kystes les mêmes éléments à un stade de développement plus ou moins avancé, qui dénote pour tous la même origine : celle de provenir des débris épithéliaux paradentaires.

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