‹ Du diagnostic différentiel des grands kystes du maxillaire inférieur et du sarcomeChapitre 4 sur 17 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L’étude des kystes du maxillaire inférieur ne semble pas avoir préoccupé les chirurgiens de l’ Antiquité. Leurs ouvrages qui sont parvenus jusqu’à nous ne mentionnent pas ce genre d’affection.

Les chirurgiens de la Renaissance les rangeaient parmi les tumeurs sans les différencier.

Ambroise Paré, ce grand génie qui renouvela l’aspect de la chirurgie qu’il fit refleurir en France, semble n’avoir pas connu cette maladie.

Scultet et J.-L. Petit parlent des kystes rencontrés dans les maxillaires, mais ignorent les relations qui existent entre les kystes et les dents.

Au siècle dernier, Fauchard, Jourdain sont plus explicites ; ils décrivent certains kystes en rapport avec

les dents. Ceux-ci ne sont que des observations ayant trait au maxillaire supérieur. Pour, Jourdain, le kyste n’envahirait les alvéoles qu’après s’être développé dans le sinus.

Au commencement du siècle, Delpech décrit deux variétés ; à la première appartiennent les petits kystes qu’on arrache en même temps que des dents, à la seconde ceux dont le volume est beaucoup plus considérable.

Pour lui, comme pour ses devanciers. Pétiologie serait une dent cariée ou un traumatisme.

Dupuytren (1) en donne un magistral exposé clinique.

Pour Diday (2), les kystes seraient liés au développement dentaire.

Forget (II), les divisait en solides, liquides, mixtes.

Nélaton (4), comme plusieurs de ses devanciers, les rattachait à l’évolution dentaire.

La première théorie essayant d’expliquer l’origine des kystes dentifaires est de Guibout (5). Pour cet auteur, la présence de kystes dans la mâchoire peut être le résultat : 1° soit de l’hypertrophie et de l’hy persécrétion, quelle que soit d’ailleurs la cause qui les ait produites, d’un ou plusieurs follicules dentaires ; 2° soit d’aberration dans la direction et la position absolue des dents ; 3° soit la conséquence plus ou moins indirecte et éloignée de l’activité vitale que la nature déploie au centre des maxillaires et des vicissitudes de forme, de structure et de dimension auxquelles

1 . Dupuytrèn. Leçon de clinique chirurgicale , 1839, vol. II.

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