‹ Du diagnostic différentiel des grands kystes du maxillaire inférieur et du sarcomeChapitre 9 sur 17 · Broca. Traité des tumeurs, Paris, 1869, 2 volumes, p · texte numérisé non relu

Broca. Traité des tumeurs, Paris, 1869, 2 volumes, p

taire n’a produit encore aucune dentine, il en résulte un kyste embryoplastique ; si au moment de la transformation kystique de l’organe de l’émail le dépôt de

dentine a déjà commencé, le kyste est odontoplastique.

Les kystes embryoplastiques sont de simples cavités remplies d’un liquide, les kystes odontoplastiques contiennent en outre les parties des dents qui sont formées par la dentine, c’est-à-dire surtout des racines.

L’origine dermoïde des kystes de la mâchoire inférieure a été décrite par Mickulicz (1), qui cite dans la littérature deux cas analogues de Gavento et de Dupuytren. Mickulicz parle de ces deux cas d’après une citation de Virkow, et sans donner de détails histologiques, mais il donne le résultat de l’examen microscopique dans le cas qui fait l’objet de sa propre observation ; il s’agit d’un kyste à contenu lamelleux; les lamelles sont composées de cellules épithéliales kératinisées, la paroi du kyste est formée par une enveloppe extérieure conjonctive tapissée intérieurement par huit à dix rangées de cellules épithéliales du type malpighien ;ni papilles, ni glandes, ni poils. Le kyste de Mickulicz doit donc, en effet, être considéré comme un kyste dermoïde, avec cette particularité cependant que l’enclavement ne concernait pas le derme dans toute son épaisseur, mais seulement l’épiderme. Lebert a fait de ces kystes la première catégorie des kystes dermoïdes dont la véritable dénomination serait semble-t-il, kystes épidermiques.

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