‹ Du dialecte blaisois et de sa conformité avec l'ancienne langue et l'ancienne prononciation françaiseChapitre 121 sur 132 · VOULOIR · texte numérisé non relu

VOULOIR

J'voux Tu voux I vout J'voulon Vous vTez I voulenl.

On ne trouve pas au moyen-âge je vaux écrit je voux. J'ai démontré plus haut (p. 73 et suiv.) que la conversion d'au en ou avait souvent lieu dans la prononciation.

Quanta je voux de vouloir, les exemples abondent (V. Chroniq. d. d. de Norm. vs. 1313, 1215, 1599, 14127) :

Tout procède de Dieu ; ce qu'il voult, il le donne.

(Nicaise Ladam, Captivité du roi Franc. Ier, p. 69.)

La forme vaillent de l'indic, bien que je ne l'ai pas rencontrée dans les textes anciens, provient sans doute de la 1re pers. je vail, qu'on lit quelquefois dans les textes picards (V. Burguy, II, p. 94).

Vêlez pour voulez a été usité au XIIIe siècle, de même que velà pour voilà. C'est probablement de ces formes dialectales que viennent le vous v'iez et le v'ià du paysan blaisois :

Vos la vêlez sans jugement Ardoir en feu, ce n'est pas gent.

(Trist. ap. Burguy, II, 88.)

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