‹ Du dialecte blaisois et de sa conformité avec l'ancienne langue et l'ancienne prononciation françaiseChapitre 13 sur 132 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

prunter de l'argent, écrit Voltaire, des négociants Etiropéans. » (Hist.deCh. XII, liv. VI.)

Il nous est resté de la prononciation d'autrefois cancan et quidam. J'entends dire également du macadam et du macadame.

Règle II. — A sonne toujours e dans almanach, bramer, charcutier, catharres, arrhes, alourdir, faner, glaner, pharmacie, et leurs composés; quelquefois dans gendarme, jardin et ses composés, sardine; rarement dans attacher, charger, marquer, tisane, tanière, etc. ; prononcez: almena, ou armena, brcmer, chercutier ouchertutier, catherre, etc. Attacher, cher ger, mer quer, tisène, etc., rares dans le Blaisois, sont très usités en Anjou.

Sim quer menne chaldes termes. (Rois, p. 3. Vos yeux, ont si empreint leur merche C) En mon cœur que, quoy qu'il adviengne.

Se j'ay honneur ou je le cherche, Il convient que de vous me viengne.

(Àl. Chart. Le débat du resveille-matin.) Pour blez glener Rutii au champ se transporte.

(Quadr. hisl. Ruth, quadr. II.) Voir Gde l)se Macabre, p. 29, écarléte. Vis palle et baulieures seiches.

Jours royllées, plaines de taiehes. ( Rom. de la l\. vs. 1652.) Que c'est le moindre des péchiez

Dont corps de femme est entechiez. Rom de la R. vs. 9566.] La teste alourdie (Joach. du B. p. 15.)

Remarque. — Je ne connais qu'un seul mot où a se prononce /, rafler à la place duquel on dit rifler ; Ex. :

Toujours veut gourmauder, rifler, boire et manger.

(Le déb. du corps, p. 60.) Chascun à ce jour de rifjler s'efforce.

(Bonav. desPériers, p. 407.) (2)

(1) Merche, forme française; la forme normande était merque, et la forme bourguignonne marque.

(•2) V. Kichelet, Dict. fr. ;'i rifler.

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