‹ Du dialecte blaisois et de sa conformité avec l'ancienne langue et l'ancienne prononciation françaiseChapitre 81 sur 132 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

Une en deité simplement E en personnes est tribli'c.

(God. de Paris, dans Géruscz, ï, 181.} V. Amyot, Plut. p. 750, quadruble.

Des Dentales D. T.

Règle. — 1° Dons les terminaisons des futurs et conditionnels en drait drais, dont le d initial est immédiatement précédé d'un n, ce d ne sonne pas. Ex. : Reprendrai, tu viendras, pron. )eprenrai, tu vinras. On dit de même je vourais pour je voudrais, ça saurait pour cela vaudrait.

Dans je viendrai, je vaudrai, je voudrai, le d est euphonique comme dans gendre, dans vendredi, et dans le grec av&poç.

Quelquefois même le d se supprime dans les terminaisons en dre. On dit très souvent prenre pour prendre, son </e?we pour son 70/- (/ri\ mais dans les autres mots terminés en dre, c'est la plupart du temps IV qui disparaît.

Et a noz fins nous parvenrons.

(M. du S. d'Orl. vs. 191.) Se n'estoit chevalerie, Petit vaurait no signorie.

(Ordene de Chevalerie, pag. 76.) Il venra joennes et vieulx

Jugier en fin.

Nous ne vaurrons pas deux boutons.

(Un m. de S1 Ignace, Buchon, p. 266 et 268.) Attendez lo, que ja venra praici.

(Le M. des vierg. sag. et des v. foll. Buchon, p. 4.)

Qui ensevelir le voulra, Prengne-le.

(Un mir. de S1 Ignace, Buchon, p. 293.) Va moi par tout semonre Gaians et queneliex.

(J. Bodel, Buchon, p. 468.) Qar ele est moult et grasse et tenre Et je qui ne voil pas tôt pranre.

(R. duRen. vs. 6085.) V. tenras. (R. du Ren. v. 72.)

Règle. — 2° D se prononce comme g toutes les fois qu'il est suivi de deux ou plusieurs consonnes dont la première est un i ; Ex.: Dieu, diable, étudier, pron. gaieu ou guiou (ce dernier surtout dans les jurons), guiâbe, étuguer.

J'ay esté Beguiau ; j'ai esté guieu et guiebe.

( Le Pédant joué, acte II. se. 2.) Ma foi, jVavons point élagué comme vous.

(Les femmes savantes.)

Règle. — 4° T suivi de deux ou plusieurs voyelles dont la première est un i et la seconde un e, un o ou un a prend le son de hou de qu; Ex.: chrétien, étiage, métier, tabatière, pron. chréquien, méquier, équiage, tabaquière. Râteau, fouteau, très usités sous les formes rdtiau, foutiau deviennent souvent en vertu de cette règle râkiau , foukiau. (')

« i'esquions tout comme deux frères;... je paraissy un sot basquiè (bâté):... Ten diset queMonsieu le curé avetbien trampé souventson goupillon dans son benaisquié (bénitier.) » (Le Pédant joué, acte II, se.

(1) En revanche qu se change en t dans cinquième, pron. cintième. Cf. le journ. Je Temps du 12 août 1873, chron. p. 2, col. 2.

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