‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 112 sur 247 · Ps. XVIII · texte numérisé non relu

Ps. XVIII

2. Apparuit Moysi Dominus in flamma ignis de mcdio rubi. Dixit ergo Moyses : Vadam et videbo visionem hanc magnam, qtiare non comburatur rubus. Et ait Dominus : Ne appropias hue. Solve calceamentum de pedibus tuis : locus enim in quo stas, terra sancta est. Ego sum Dcus patris tui, Deus Abraliam et Deus Isaac et Deus Jacob. (Exod., IV, 5, C.)

Dieu, et il quitte sa chaussure, de peur de souiller un sol consacré par la présence du Seigneur.

Nous ne supposons pas qu'un prêtre puisse, en rentrant en lui-même, se reconnaître subitement coupable d'un péché mortel. Un ecclésiastique qui mène une vie régulière ne saurait tomber dans une faute d'une certaine gravité, sans que sa conscience l'en avertisse, et lui fasse sentir aussitôt l'obligation où il est de rentrer en a:ràce avec Dieu. S'il avait eu ce malheur, s'il se voyait dépourvu de la robe nuptiale, sibi conscius peccati mortalis, il ne devrait pas imiter l'imprudence des vierges folles et attendre le dernier moment pour pourvoir à sa sûreté. Le Concile de Trente, interprétant la parole de l'Apôtre : Probet auteni secpsum /lomo *, et s'appuyant sur la tradition de tous les siècles, déclare qu'il ne lui suffit pas de faire un acte intérieur de repentir, si j)ur et si fervent que soit cet acte, mais qu'à moins d'une impossibilité morale, il est tenu à recourir au tribunal de la pénitence et de recevoir l'absolution de son péché avant de monter à l'autel : Absque prxinissa cunfessione sacramenlall non accédât^.

C'est le parti qu'il devrait prendre encore, à notre avis, quand même la gravité de la faute ne serait pas tout à fait certaine; et cela pour deux motifs : en vue de Dieu d'abord, parce qu'on n'a pas de moyen plus sûr de recouvrer son amitié et de réparer le péché qu'on a commis; ensuite dans l'intérêt de son âme, afin de s'éloigner le plus possible du péril de profanation. Celui qui, sans nécessité, aura pris une fois le parti

1. Probet autem seipsum homo, et sic de pane illo edat et de calice bibat. (I Cor., xi, 28.)

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