‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 113 sur 247 · Conc. Trid., Sess. xiii, cap · texte numérisé non relu

Conc. Trid., Sess. xiii, cap

d'aller à l'autel avec des inquiétudes de conscience solidement fondées, y montera une autre fois en pareil cas plus hardiment encore ; et s'il s'accoutume à mépriser toutes les alarmes de sa conscience, n'est-il pas à craindre qu'il ne finisse par s'endurcir au point de ne plus se laisser arrêter par le sentiment d'aucune faute, si manifeste qu'elle soit?

Du reste, un prêtre qui a le sentiment de la sainteté de Dieu, et qui tient à répondre à l'amour de Notre- Seigneur ne se contente pas d'être en état de grâce. Avant d'aller à l'autel, il prend soin d'effacer les moindres taches qui ont pu ternir son âme. Il se reproche ses faiblesses et ses infidélités les plus légères^. Il considère souvent avec quelle instance Dieu recommandait aux prêtres de l'Ancienne Loi de se purifier de toutes leurs souillures avantd'entrer dans le sanctuaire-:

1. Quod si necessario fatemur nullum aliud opus adeo sanctum ac divinum a Christi fidelibus tractari posse quam hoc ipsum tremendum mysterium, satis etiam apparet omnem operam et diligentiam in eo ponendam esse ut quanta maxima fîeri potest munditia et puritate peragatur. (Conc. Trid., Sess. xxii, Dec.) Non sola mortalia vitanda sunt, sed venialia per negligentiam multiplicata vel etiam per inconsiderationem et distractioncm. Licet euim non Décidant animam, reddunt tamen hominem tepidum, giavem et oljscuratutn. Ideo cave ne nimis tepidus et inordinatus accédas et inconsideratus, quia indigne sumis, si non accedis reverenter, circumspecte et considerate. Unde Apostolus snbdit : Ideo dormiunt multi, sciiicet per torporcm et desidiam. (S. Bonav., De prxp, ad Miss.)

2. Lavit primo Moyses sacerdotem Domini, et cum lavisset, post hoc induit eum. (Origen., In Levit., vili, 6.) Jussit Dominus Moysen facere labrum œneum et ponere inter tabernaculum teslimonii et altare, ia quod missa aqua lavarent sacerdotes manus et pedes, quando ingressuri essent tabernaculum testimonii et accessuri ad altare. (Exod., XXX, 18.) Vidistis igitur Diaconum sacerdoti aquam abluendis maaibus porrigentem. Nullatenus propter corporeas sordes extergendas dabat. Non enim corporis sordes gerentes ecclesias ingressi eramus. At ea manuum ablutio symbolum est mundos nos ab omnibus peccatis et

Mundamlni, qui fertis i<asa Domlni^ . Il comprend la leçon que l'Eglise lui donne à lui-même, soit en lui ordonnant de se laver les mains avant de monter à l'autel et dans l'action même du sacrifice, soit en recommandant que les vases sacrés qui servent à son usage soient gardés avec soin, préservés de toute souillure et tout brillants de propreté. Il se rappelle ce que disait saint Paul aux fidèles de Gorinthe, appelés au festin de l'Agneau : Non in ferniento <>'eteri, ncque in fermenta malitix, sed in azymis sinceritatis et veritatis ^ ; et ce que sainte Catherine de Sienne représentait à un prêtre, dont la vie imparfaite lui était connue : « Vous voulez que le calice dontvous vous servez à l'autel soit d'une netteté parfaite. Vous le refuseriez, si vous y voyiez quelque tache ou s'il avait quelque défaut. Pensez-vous donc que Dieu, la souveraine et infinie pureté, exige moins de votre âme pour en faire sa demeure et lui confier le corps et le sang de son Fils ^P » Enfin, quelque soin qu'il prenne

prœvaricationibns esse debere. (S. Cyr. Hieros,, Catech. inyst., v, 2.) Si non lavcro te, dit le Sauveur à saint Pierre au moment de lui conférer le sacerdoce, non habebis partein mecum. (Joan., xni, 8.)

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