Amos, I
SES DEVOIRS PENDANT LA MESSE 28r)
pour qu'il persévérât dans sa ferveur et qu'il continuât de porter au saint autel la même dévotion, le même recueillement que dans les premiers jours? Une seule chose : qu'il ne laissât pas s'éteindre ou se voiler dans son âme le flambeau de la foi; qu'il fût assidu à s'éclairer de sa lumière et à s'échauffer de son ardeur; qu'il ne manquât pas de ranimer chaque matin sa ferveur par de bonnes considérations; en d'autres termes, qu'il persévérât fidèlement et généreusement dans la pratique de l'oraison quotidienne. Penser à ce qu'on va faire et tenir à le bien faire, voilà la condition essentielle et le moyen infaillible pour honorer les saints mystères et pour en profiter. Ut cum d'ivlni frequentatione mysterii crescat nostrx salutis effectus ^ . Sans l'oraison, pas d'esprit de foi; et sans esprit de foi, pas de préparation, ni de célébration fervente. Avec l'oraison, au contraire, la préparation ne fera jamais défaut et la Messe sera toujours dite avec piété et avec édification. Quand on ne ferait auparavant que se recueillir, s'humilier, gémir, dire à Notre-Seigneur : Aidez-moi^ eclairez~moi , ne m'abandonnez pas, on ferait une œuvre excellente et on se disposerait dignement.
a Jamais je n'oublierai la Messe du Père Lacordaire, dit un religieux qui l'avait vu souvent à l'autel. Il la disait •chaque jour comme le lendemain de son ordination ^. »
« Dès son arrivée à l'autel, il semblait n'être plus de ce monde et appartenir à Dieu sans partage. Quelle lenteur mesurée par le tact du respect! Quelle lecture simple, intelligente et pénétrée des E[)îtres, de l'Evangile et du Credo ! Quel sentiment dans les oraisons ! Quel recueil-