Heb., vu, 25. — 4. Mattb., ix
SKS DKVOIRS APRKS LA MESSE 305
uni, on voudrait avoir cent mille mondes pour vous les donner, et ces cent mille mondes ne sembleraient qu'un atome en comparaison de ce qu'on désirerait mettre à vos pieds. Ah ! que mon corps soit rais en pièces, pourvu que vous soyez glorifié. Cent millions de vies les unes après les autres, que je les donnerais volontiers pour étendre les bornes de votre empire! 0 amour, que ce soit à jamais que je vous« aime et que je vous serve, sinon par moi, du moins par les serviteurs que je laisserai après moi ! Que je puisse élever, pour vous les offrir, mille et mille âmes qui consument leurs forces à votre service et pour le salut de vos enfants' ! »
On voit combien est vaste le champ de la prière et quelle occupation il peut fournir. Rien n'empêche encore de réciter, si l'on en sent l'attrait, mais en les méditant de manière à s'en pénétrer, les formules d'action de grâces qu'on trouve au Bréviaire et au Missel. Pourquoi sont-elles là, sinon pour offrir à notre piété un aliment et un modèle? Et quelle piété, quelle douceur, quelle suavité une âme fervente n'y goùte-t-elle pas ! Quoi de si beau et de si pieux que VAdoro te, où l'Ange de l'école semble avoir mis toute sa foi et tout son amour? que le Te Deum, dont ce grand Docteur aimait tant à réciter les versets en revenant de l'autel, et où l'on a cru que saint Ambroise et saint Augustin avaient à la fois épanché leur cœur?
On pourrait y joindre une bonne partie de TOffice du Saint-Sacrement; car, en beaucoup d'endroits le Psalmiste semble avoir de ce mystère une vue aussi claire et aussi précise que le Docteur angélique. Quelle conso-