Itnit. IV
'1. CecidcriiQt seniores et adoraveriint Dcura sedentcm super thronum, dicentcs : Amen. (Apoc, xix, 4.)
332 DU PRKTKK A LAUTEL
rer et bénir la Majesté divine; et ne pouvant faire davantage, il s'unit de toute son âme aux hommages qu'ils lui rendent, et chante avec eux dans son cœur : Sedcnti intliroiio et Agno, henedlctlo et lion or et potestas in sœcula sxculorum * /
Ces sentiments naissent d'eux-mêmes dans le cœur du prêtre au pied du saint Tabernacle. Les fidèles adorent de loin, dans l'église, leur Sauveur et leur Dieu. Lui se tient à ses pieds-. Il contemple en lui, sous le voile du mystère, sa victime, la gloire de son sacerdoce, l'Agneau divin qu'il lui est donné d'offrir à la Majesté suprême, dont il fait son aliment quotidien, avec lequel il doit n'avoir qu'un même esprit, un même cœur et une même vie. Il peut donc lui parler avec la confiance et l'intimité les plus parfaites. Que de choses son âme doit avoir à lui dire! Quel amour, quel dévouement, quels saints désirs à lui exprimer ! Quand il quitte le sanctuaire, ce doit être avec le même regret et le même espoir qu'il éprouvait le matin à la fin de son action de grâces, gémissant de ne pouvoir pas demeurer plus longtemps, se promettant d'y revenir bientôt et demandant à Notre-Seigneur la grâce de faire dans l'intervalle toutes ses actions par la vertu de son Esprit : Domine, non discedimus a te : vivipcabis nos et nonien tuuin invocabimus^.