‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 170 sur 247 · CoL, m, 17. — 2. I Cor., x · texte numérisé non relu

CoL, m, 17. — 2. I Cor., x

3. Quicumque enim spiiitu Dei aguntur, ii suiit fllii Dei. (Rom., VIII, 14.)

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véritables chrétiens; à plus forte raison doit-il conduire et animer les ministres de Dieu. Or, quelle est la meilleure garantie que nous ayons de suivre en tout l'Esprit de Dieu ? N'est-ce pas de faire toutes nos actions en esprit de sacrifice, c'est-Ji-dire en union avec Notre- Seigneur, s'immolant à la gloire de son Père, dans sa personne et dans ses membres^ ?

Pour les repas, nous avons, ce semble, une raison spéciale de les faire d'une manière chrétienne, non seulement parce que l'Apôtre les signale expressément dans sa recommandation, mais encore parce qu'ils sont une sorte de communion à des créatures d'un ordre inférieur, destinée à entretenir et à développer notre vie corporelle. Naturellement, ils nous rappellent les communions sacramentelles qu'il nous est donné de faire pour soutenir la vie de nos âmes, et nous font penser à cette communion suprême et permanente qui sera la source de notre gloire et de notre félicité au ciel. Aussi, rÉglise nous suggère-t-elle l'une et l'autre de ces pensées dans ses prières avant et après le repas : Mensx cœlestis participes... Ad cxnam vitœ perpetuœ'^.

Heureux le prêtre qui passe ainsi ses journées dans le souvenir et sous l'influence du saint Sacrifice, qui n'oublie pas, dans le cours de ses occupations, la divine Hostie dont il s'est nourri à l'autel. 11 apprécie, comme il doit, le don de Dieu; et, suivant le conseil du Sage, il en recueille et en met à j)ro(it jusqu'aux moindres par-

1. Si spirilu fiicta eariiis moilificiiverilis, vivetis. (Rom., vm, 13.)

2. .M. Hurteveut, fondateur du séminaire de Lyon, avait pour pratique de prendre toujours à table son premier morceau en souvenir de sa communion du matin. Il pensait que le pain matériel devait nous faire aspirer au pain de l'Eucharistie, comme le pain de l'Eucharistie à l'aliment spirituel et tout céleste do l'éternité.

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celles ^ . Grâce à sa lidélité, il honore son ministère et il le rend fécond ; sa vie se remplit de mérites et son union avec Notre-Seigneur se resserre de plus en plus. Après avoir germé dans son cœur, in corde bonn et optimo-, le Verbe de Dieu, froment des élus^, ne peut manquer d'y prendre racine et d'y produire, avec le temps, des fruits abondants et précieux : Facietfructwn, aliud centesimum , aliiid sexagesimum^ aliud vero trigesimum^.

1. Non defrauderis a die bono et particula boni doni non te prietereat. (Eccli., xiv, 14.)

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