‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 183 sur 247 · Job, XXVIII, 12. — 3. Gen., viii · texte numérisé non relu

Job, XXVIII, 12. — 3. Gen., viii

ces demi-chrétiens, purifiés, il est vrai, à leur naissance par le sacrement de Baptême, mais si faibles dans la grâce et si souvent rebelles à la loi du Sauveur? Qui se flatte parmi eux de l'avoir conservée dans son intégrité ' ? Qnis potest diccre : Mitnduin est cor rneiim; purus sum a peccato? Où donc la verrons-nous fleurir et briller de toute sa beauté, sinon dans la tribu sainte, dans le cœur des ministres sacrés? Oui, c'est là que le Sauveur lui a ménagé son principal refuge. Les vierges nous sont montrées par saint Jean sur un sommet élevé bien au-dessus de ce monde : Supra moiitem Sion. La génération chaste, c'est celle qui se donne au Seigneur et qui suit l'Agneau partout ou il va : Hxc est generatio quserentium Duminum. Ui sequuntur Agnum quocumque erit. Hi empti sunt ex hominibus primltise Deo et Agno^. La |)ureté parfaite est l'ornement du sanctuaire et l'honneur du sacerdoce ^.

Mais d'où vient au prêtre un pareil privilège ? A quoi doit-il cette auréole de virginité, si glorieuse et si rare ? A l'autel qui conserve et qui réjouit sa jeunesse, au sacrifice qu'il immole au Seigneur, au pain céleste dont il se nourrit, au sang divin qui le purifie tous les jours : Pretioso sanguini quasi Agni immaculatl Clirlstl'^. La, sur cet autel, autour de cette Victime, tout parle de

1. Ex omnibus floribiis f)rbis lilium iiiiiim. (IV Esd., v, 24; I Prov. XX, 0.)

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