‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 185 sur 247 · I Pet., I · texte numérisé non relu

I Pet., I

pureté, tout prêche l'innocence, tout rappelle la vertu des anges. Le pain sans levain, la blancheur de l'hostie, le vin sans mélange, la netteté des ornements et des vases sacrés, les instructions, les prières, tout répète aux ministres du Seigneur les paroles qui leur ont été dites dès le premier pas qu'ils on fait sur les marches de l'autel : Estote nitidi, mundi, puri, casti, sicut decet ministros Christi. Mundamini qui fertis vasa Domini*. Et ce qui leur impose l'obligation d'être purs leur en confère aussi la grâce : Generatio Dom'uil conservât eos, et mallgnus non tangit eos'^.

L'amour de l'innocence est l'indice et le premier fruit de la présence du Verbe fait chair. L'approche du Sauveur recueille les sens; son contact calme les passions et tient tout l'intérieur dans la modestie : Corpus Domino et Dominas corpori ^, Ce n'est pas notre âme seulement, c'est notre chair qui est unie à celle du Fils de Dieu : Quia membra sumus corporis ejus, de carne cjus et de ossibus ejus*. Jam non sunt duo sed una caru'^ . Saint Jean Damascène dit et répète que le charbon de l'autel avec lequel un Séraphin puriSa les lèvres du prophète Isaîe est la figure de la chair du Sauveur que nous prenons dans l'Eucharistie : Sicut ignis per lignum, dit-il, sic per carnem Deitas operatur^ . La vertu du Sacrement ne peut donc pas manquer de se manifester dans notre extérieur.

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