‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 187 sur 247 · Introd. à la vie dévote, li · texte numérisé non relu

Introd. à la vie dévote, li

3f.G DU PRKTRE A I/AUTEL

anus spiritus est f . Qui est uni aussi étroitement, aussi constamment que le prêtre au Sauveur ressuscité ? Qui doit, par conséquent, partager, au même degré que lui, les privilèges de sa résurrection ? En qui doivent se vérifier aussi parfaitement qu'en lui les paroles du divin Maître sur l'état des bienheureux : Erunt sicut angeli Dei in cœlis -, celles de saint Paul sur le célibat : Cogitât quse Domini suiit^, et celles de saint Augustin sur les privilèges des vierges : Habent aliquid jam non carnis in carne'*} V. Sitôt que je connus l'évêque de Milan, dit ce saint Docteur dans ses Confessions, je ne pus m'empêcher d'envier son bonheur, tant je le voyais entouré d'estime et de vénération. Il n'y avait qu'une chose que je ne lui enviais pas, parce qu'elle me semblait dure et pénible : c'était sa vie pure et chaste : Cxlihatus tantuni ejus milli videbatur laboriosus. N'ayant pas fait encore l'expérience de votre grâce, Seigneur, je ne pouvais savoir quelles douceurs vous lui faisiez trouver dans la solitude où il vivait, et quelles délices il savourait dans le divin aliment dont vous nourrissiez son âme : Occultuni os ejiis quod erat in corde ejus quant sapida gciudia de pane tuo ruminarel, nec conjicere noveram nec expertus eram^ . » Se nourrir de ce pain, c'est se nourrir de Dieu même 6; c'est puiser la vie, la perfection, le bonheur à leur véritable source. Est-il étonnant qu'après l'avoir goûté, on ne veuille plus d'autres délices, qu'on se sente rassasié pour toujours ^? Voyez, dit un pieux

1. I Cor., VI, 17. — 2. Mattli., xxii, 30. — 3. I Cor., vu, 34. —

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