‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 19 sur 247 · bel olitulit de primogenitis gregis sui. (Gen., iv · texte numérisé non relu

bel olitulit de primogenitis gregis sui. (Gen., iv

i. Abraham arietcm assumens, obtulit pro filio. (Gen., xxii, 13.)

renouvelait chaque semaine ses sacrifices en expiation des fautes dont ses fils pouvaient s'être rendus coupables ', ces pratiques avaient pour effet d'annoncer, de représenter à l'avance et de préparer d'une certaine manière l'œuvre de sanctification que Dieu avait résolu d'accomplir dans la plénitude des temps-. Elles ne payaient pas à sa majesté le tribut d'honneur, de reconnaissance ou de réparation auquel il avait droit, mais elles lui montraient ce tribut dans l'avenir et lui en offraient un gage : Erat parabola tempuris instantls^ . Prophetlam celebrabant futurse victlmse quant Christus obtulit^. Et comme les patriarches voyaient dans ces sacrifices un moyen d'affirmer leur foi au Rédempteur futur, une occasion de s'unir à son Esprit et de s'associer à son œuvre, ils étaient persuadés que Dieu y trouverait un motif de leur donner par anticipation une part aux mérites du Sauveur et aux fruits de la Rédemption.

Pour les confirmer dans cette conviction, aucun témoignage ne leur manqua; car le Seigneur attesta de mille manières et dans tous les temps combien cette sorte d'hommage lui était agréable. Ceux qui faisaient profession de le lui offrir furent comblés de ses bénédictions ^. On les vit récompensés par tant de grâces et ornés de tant de vertus, qu'ils devinrent aux yeux des

1. Dicebat cnim Job : Ne forte peccaveiint filii mei iu cordibus suis. ( Job., I, 5.)

2. In flguris praesignatur : Cum Isaac immolatur; Agnus paschse deputatur; datm- manna patribus. (S. Thom,, Off. ss. Sac.)

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