Gènes., xi.ix
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l'obligation de lui immoler des victimes^. Car l'usage des sacrifices remonte à l'origine des temps, et l'on ne peut douter que Dieu lui-même en soit l'auteur. Une institution humaine, purement individuelle, si conforme qu'elle fût aux inspirations du sentiment religieux, n'aurait pu faire de cette pratique une loi aussi universelle, aussi constante et aussi respectée. Or, si c'est Dieu qui a prescrit les premiers sacrifices, quel dessein pouvait-il avoir, en les établissant, sinon celui qu'il manifeste en instituant le culte mosaïque, le dessein d'annoncer et de figurer de loin le mystère qui devait s'accomplir à l'établissement de la religion chrétienne ^ ? Lors donc qu'Abel offrait un holocauste au Seigneur en reconnaissance de son souverain domaine •', lorsqu'Abraham lui immolait une victime sur le mont Moria pour lui rendre grâces d'avoir conservé à sa tendresse son fils unique et bien-aimé'*, lorsque Job
1. Nihil est mirabilius quam qiiod pro mundo cnicifixus est Christus. Huic eaim sacramcnlo universa praccedentium saeculorum mysteria servierunt ; et quidqiiid hostiarum diflerentiis, propheticis signis et legalibus institutis sacra dispensatione variatum est, hoc praeniintiavit dispositum, hoc promisit implendum. (S. Léo. Serro. m, I)e Passion., 1.) Sinefide promissionis Christi. nunquam potuit esse salus, et ideo oportuit omni tempore apud homiues esse aliquid ropra;sentativuin Passionis dominicae. (S. Th., p. a, q. 73, a. 5.) Omnia sacrificia in veteri lege ofrerebantur ut uniini hoc singulare ac praecipuum Christi sacriDcium figuraretur, tanquam perfectnm per imperfecta. (l'» 2'^, q. 102, a. 2.)
2. Quac sunt timbra futurorum, corpus autem Christi. (CoL, ii, 17.) S. Paul suppose partout ce principe dans son épître aux Hébreux : Umbram habens lex futurorum bonorum. (x, 1.) Habuit quidem sanctum sx'cularo; tabernaculum primum : post velamentum aulem secundum; (|uae parabola est temporis instantis (ix, 1, 2, 9.), etc. Cf. Bossuet, 'JP Kiev., ix* semaine.