‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 202 sur 247 · Ps. XLii, 5. — 2. Gen., xxix, 20. — 3. Ps. lxxiv · texte numérisé non relu

Ps. XLii, 5. — 2. Gen., xxix, 20. — 3. Ps. lxxiv

4. Ps. xxiij 5. Quoiqu'il s'estimât très indigne du sacerdoce, saint François Régis sentait pour l'autel un tel attrait que, son supérieur ayant fait avancer le jour de son ordination, il lui promit, en reconnaissance, de dire la Messe pour lui durant tout un mois. Le Père Bareille, de la Société de Jésus, dont la vie a été publiée récemment, soupirait de même après le bonheur de célébrer le saint Sacrifice. Pendaat sa préparation au sacerdoce, il souffrait d'une maladie do poitrine, et l'on craignait qu'il ne succombât bientôt; mais lui ne pensait qu'à son ordination. « Quand je serai prêtre, disait-il, le sang de Notre-Seigneur me guérira. » Une fois ordonné, il fut en elfet bientôt guéri.

ses faveurs envers son ministre. Il l'éclairera, le consolera, le bénira chaque jour davantage, et lui, de son côté, se félicitera de plus en plus de son partage : Habebit se optime in optimo^. Aussi voit-on que l'attrait pour le saint autel et l'amour du divin Sacrifice deviennent de plus en plus vifs dans le cœur du saint prêtre. C'est avec sincérité qu'il dit chaque jour à Notre-Seigneur dès son lever : Sitwit in te anima mea : quam multipliciter tibi caro mea ! Memor fui tiii super stratum meum : in matutinis meditabor in te ^ / La Messe est son exercice capital, la plus chère de ses œuvres. Il ne conçoit pas sans elle une journée sacerdotale. Si elle lui fait défaut, il manque à son âme quelque chose de divin ; il en souffre jusqu'à la nuit, et il a besoin de penser que cette privation est passagère : Quare tristis es anima mea et quare conturbas me ? Spera in Deo, quoniani adhuc confîtebor illi^. Dans les maladies, dans les voyages, dans la captivité, dans la vieillesse, il ne voit pas de privation qu'il redoute davantage ; et, pour s'y soustraire, il n'est pas de soins qu''il ne prenne, ni de fatigues qu'il ne s'impose.

Sur ce sujet, les exemples abondent ; et rien n'est plus touchant que les actions et les paroles inspirées aux saints prêtres par leur amour du divin Sacrifice, « La grande peine du missionnaire, écrivait saint François-Xavier, ce n'est pas d'avoir à travailler et à souf-

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