‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 21 sur 247 · O nopOîVo; tîÇiî'j; comme les Grecs l'appellent · texte numérisé non relu

O nopOîVo; tîÇiî'j; comme les Grecs l'appellent

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pas à périr, victime de la jalousie de son frère, et que son meurtrier, objet d'une horreur universelle, se vit forcé de mener sur la terre une vie inquiète et vagabonde : image en cela du peuple déicide, qui a mis à mort le Pontife suprême et qui est condamné à porter partout, avec la marque de son crime, la peine du sang divin qu'il a versé ^.

2° Melchisédech figurait Jésus-Christ, non comme victime du Calvaire, mais comme prêtre du sacrifice de l'autel. Le Psalmiste a signalé d'avance la conformité du sacerdoce de l'un avec celui de Fautre , et saint Paul a relevé avec soin la plupart des traits qui leur sont communs'^. Comme le Fils de Dieu fait homme, Melchisédech est, à son époque, le seul prêtre du Très Haut, au milieu des nations^. Il a pour apanage la justice et la paix. Il glorifie le Seigneur sur le sol où s'élèvera son temple, longtemps avant l'existence de son peuple, dans la ville même où Jésus-Christ instituera l'Euchal'istie, et s'offrira à son Père. Son histoire n'a ni commencement ni fin. Aaron et Lévi lui rendent hommage en la personne d'Abraham, leur plus glorieux ancêtre. 11 n'a reçu son sacerdoce de personne et il ne le transmet à aucun descendant. Enfin son sacrifice est unique et non sanglant : le pain et le vin sont la matière de son oblation ainsi qu'ils doivent l'être de celle du Sauveur à l'autel. C'est bien là, comme le dit saint Augustin, la première apparition du sacrifice eucharistique dans le

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