S. Aug.j De civ. Dei, xvin, 40, Serm., De Tenip
2. Juravit Dotninus ot non pœnitebit eum : Tu es sacordos in yeternum, secimdum ordinem Melchisédech. ( Ps. cix, 5; Heb., v, 5; vu.) D'où Siiarès conclut : Figuravit Melchisédech Christum sacerdotem eo modo quo in œternum erat dureturus. (Oc Inc., Disp. 45. sect. 4.)
3. Prœputiati sacerdotii Pontifex. (Tert. , Adv. Marc, v, 9.)
monde : Ibi primum apparaît sacrificiiun r/und nu/ic a christianis offertur Deo toto orbe terrarum *.
3° Pour le sacrifice d'Abraham, pour celui du moins dont Isaac est l'objet, il représente le sacrifice du Calvaire. Il a avec lui des rapj)orts si nombreux et si frappants qu'il serait difficile d'en concevoir une image plus fidèle. Aussi est-ce Dieu lui-même qui en a prescrit ou suggéré tous les détails 2. H désigne la victime; et cette victime, c'est le fils unique du Père des croyants, ce fils, objet de sa tendresse, qui lui est né par miracle d'une é])Ouse stérile 3. Il désigne l'autel; et cet autel est une montagne, la montagne sur laquelle ses regards sont fixés ^, 011 le Sauveur du monde, Fils de la Vierge Marie, objet de toutes les complaisances du ciel, sera un jour immolé. C'est Abraham qui met Isaac sur le bûcher, comme c'est le Père éternel qui livrera son Fils au supplice de la croix ^. Quoique Isaac pût se soustraire à l'immolation, il se soumet généreusement à la volonté de son père, et il porte lui-même sur la montagne le bois qui doit servir à son immolation; de même Jésus- Christ, égal en tout au Père éternel et ne pourra être immolé qu'autant qu'il le voudra, conformera sa volonté humaine à la volonté divine, et portei'a lui-même au
1. S. Aug. De civil. Dei, xvi, 22. .\nte Aaronem divinius et incruentum sacrificium erat, nimirum Melchisedech. (S. Isid. Pelus. Epist. ni, 52.) Qui panibus et vino diviuortun niysterioriim typum obsumljrabat. {Ibid. I, 431.)