Eccl. XIV, 14. — 2. Joan., xii, 8. — 3. Col., m
moins nobles, combien plus la vie du Sauveur se communique-t-elle à notre âme et à toutes ses puissances ! Or si celte parole : Qui manducat me, et ipse vivet propter me^, a son accomplissement en un simple fidèle qui ne reçoit son Sauveur que de loin en loin, combien plus doit-elle se réaliser dans un prêtre qui le reçoit tous les matins et qui fait, chaque jour, de la chair et du sang du Fils de Dieu sa première nourriture ? »
m. GALLEMANT, CURÉ d'aUBERVILLIERS
Ce saint prêtre, que saint François de Sales honorait de son amitié, portait à l'autel le même respect et la même vénération que s'il se fût présenté devant le trône de Dieu. Souvent, pendant qu'il se disposait au saint Sacrifice, la vue de la justice et de la sainteté divines le faisait gémir et trembler ; mais à peine avait-il commencé la Messe que son cœur, attendri parla dévotion, débordait d'amour et s'épanchait en soupirs et en larmes. Il y avait une oraison qu'il aimait plus que les autres, celle du dimanche dans l'Octave du Saint-Sacrement : Sancti nominis tui timorem pariter et amorem fac nos hahcre perpetuiim, etc. Un jour de Noël, à la messe de minuit, il fut saisi d'un tel sentiment de foi et de piété qu'il demeura près de deux heures immobile, les yeux fixés sur la divine Hostie. Toute l'assistance attendait, dans un respect et un étonnement indicibles. Il fillut qu'un prêtre vînt le rappeler à lui et le forçât, pour ainsi dire, d'achever les saints Mystères.
Ses historiens attestent que, lorsqu'il tenait le saint