‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 64 sur 247 · Phil., II · texte numérisé non relu

Phil., II

dévouait à la mort, et à la mort de la croix, il offrait à son Père et lui faisait agréer tous les actes d'abnégation, toutes les œuvres de pénitence, tous les sacrifices accomplis par ses membres en union avec le sien. « Me voici, mon Père, lui disait-il, comme au jour de son Incarnation, et voici avec moi tous les miens : Ecce ego, et pueri mei mecum ^ . Ce temps a été court. Sa vie mortelle n'a duré qu'un petit nombre d'années, et sa Passion s'est consommée en quelques heures ; mais sa mort et sa résurrection ne l'ont pas empêché de continuer à s'offrir ici-bas et à s'immoler avec son Église. Loin de là: son sacrifice est devenu dès lors incessant et universel. Chaque jour il se renouvelle et se multiplie davantage. Si l'autel de la croix est le seul où le Fils de Dieu ait été immolé d'une manière sanglante, il en est une infinité d'autres, où, sans verser son sang, il s'anéantit, il se fait victime, il se communique aux âmes qui veulent s'unir à lui, entrer dans ses sentiments et participer à ses mérites. Ainsi en sera-t-il jusqu'à la fin des siècles : donec veniat-.

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Alors apparaîtra dans le ciel son sacrifice glorieux. Le Roi de gloire, avec toute la cité des élus, rachetée par son sang et sanctifiée par ses mérites, se tiendra éternellement dans la vénération et dans la louange,

1. Quia ergo pueri communicaverunt carni et sanguini, et ipse similiter participavit eisdem, ut per mortem destrueret eum qui habebat mortis imperium. Decebat enim eum propter quem omnia et per quem omnia, qui multos filios in gloriam adduxerat, auctorcm salutis eorum per passionem consunimaie. ( Heb., II 10, 14.)

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