‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 63 sur 247 · RÉSUMÉ KT CONCLUSION · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ KT CONCLUSION

est dans le cœur de l'Homme-Dieu et dans ses membres '. A ce point de vue, il ne change pas, il n'admet aucune transformation. Que si on l'envisage par le dehors, dans sa forme extérieure, nous avons vu qu'il a varié avec les temps ou qu'il a eu diverses phases. Il en a été du sacrifice du Sauveur, comme du Sauveur luimême. Jésus-Christ est de tous les temps : il était hier, il est aujourd'hui, il sera dans les siècles des siècles. Il a toujours eu et il aura toujours, jusqu'à la fin des temps, des membres vivants sur la terre. Mais il n'a pas toujours agi et toujours manifesté son action de la même manière. Il y eut un temps d'attente et de préparation, où l'on n'avait guère ici-basque l'idée de sa personne et la promesse de sa venue. On croyait en lui, on espérait en sa médiation, on s'unissait à son esprit. On l'offrait d'avance comme victime, et quoiqu'on ne put l'offrir qu'en figure ou par la foi, on ne laissait pas de participer aux fruits de son sacrifice. Après le temps des figures et de la préparation, vint le temps de la réalité ou de l'accomplissement des promesses. Venit hora, et niinc est, disait le divin Maître à la Samaritaine^. Cette heure, était le temps de sa vie sur la terre, c'était surtout le moment de son Immolation. Après avoir fait éclater quelques rayons de sa gloire pour affermir la foi de ses disciples, le Fils de Dieu s'est livré, pour l'expiation de nos péchés, au sacrifice le plus humiliant et le plus cruel : Ilumilicu'lt senietipsuin , factus obediens usque ad mortem, moriem autem crucis^. En même temps qu'il se

1. Spiritus est Deus, et eos qui adorant eum in spiritu et veritate oportet adorare. (Joan., iv, 23, 24.)

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