‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 72 sur 247 · Rom. VI, y · texte numérisé non relu

Rom. VI, y

ne saurait donc être question pour lui que d'une mort mystique ou d'une immolation morale, symbolique. Mais où trouver dans la consécration de l'Eucharistie cette sorte d'immolation ? C'est là-dessus que se sont produites, entre les docteurs, certaines divergences.

Plusieurs disent : Notre-Seigneur, tout ressuscité qu'il est, n'a pas cessé d'être la victime du Calvaire. Il l'est encore à l'intérieur, car il a toujours dans son cœur les sentiments avec lesquels il est mort; et il l'est aussi à l'extérieur, puisqu'il porte dans sa chair les marques de son immolation sanglante. Pour être sacrifié à l'autel, il suffit qu'il s'y rende présent et qu'il y soit offert par les mains de ses prêtres. Son oblation actuelle équivaut à son immolation d'autrefois. Ainsi le sacrifice du Sauveur n'est pas multiplié, ni renouvelé à proprement parler : la divine Victime et l'immolation du Calvaire sont simplement rendues présentes sur l'autel où se fait la consécration ^.

D'autres pensent qu'il faut à l'autel quelque chose de plus que cette sorte d'évocation ou cette offrande nouvelle de la victime immolée; et ils croient voir une nouvelle immolation, une immolation mystique dans la manière dont la victime est produite à l'autel -. Ils disent : Non seulement la mort du Fils de Dieu ou la séparation de son corps et de son sang est représentée à l'autel par la différence et la séparation des espèces, mais encore elle est opérée en principe d'une manière symbolique par les paroles sacramentelles ; ces paroles produisant par elles-mêmes le corps du Sauveur sépa-

1. Vasque/., De Coudien, .yacri/îce j Thomassiu, De Inc. x. Cf. Catech. Conc. Tiid., p. n, De Euch. 8.3, etc.

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