llyinn, San-Sulp
devraient pas s'efforcer d'être des hommes de Dieu ^, dévoués à sa gloire, affectionnés à son culte, remplis de son esprit, brûlants de son amour? N'est-ce pas ce que chacun devrait estimer et désirer en premier lieu^? Ahl si l'on consultait la foi, au lieu d'écouter la nature! Si l'on voyait les choses à la lumière du ciel^ on n'estimerait plus que Dieu , la gloire de Dieu, le service de Dieu. On se féliciterait, non de s'élever devant les hommes et de s'attirer leur admiration, mais de s'approcher de la Majesté suprême et de lui rendre de dignes hommages. On se tiendrait trop honoré de pouvoir dire, comme les Anges : Nous sommes de ceux qui approchent de son trône et qui se tiennent en sa présence : Unus ex septem qui astamus ante Dominum ^. On s'écrierait avec le Psalmiste : Altaria tua. Domine virtutum! Melior est dies una in atriis tuis super millia^. On dirait avec l'Apôtre : Sic nos existimet liomo ut ministros Christi et dispensatores mysteriorum Dei ^. « Notre titre au respect des fidèles, c'est d'être les ministres du Sauveur et les dispensateurs de ses mystères. » Nous ne voulons pas qu"'ils considèrent en nous d'autres qualités ni d'autres avantages. Que le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, source de toute grâce, fasse abonder en nous sa lumière, afin qu'estimant notre
1. Tuautem, o homo Dei ! (I Tim., vi, 11; IITim., u, 17.) Cf. IReg., IX, 7, 8, etc.
2. Notez qu'en agissant ainsi, nul office ne serait négligé, et chaque emploi tiendrait son rang. « Il n'est rien, dit un pieux ecclésiastique dont on a écrit la vie, qui plaise plus à Notre-Seigneur, qui procure à la sainte Trinité plus de gloire, aux anges plus de joie, aux justes plus de grâces, aux pécheurs plus de secours, aux âmes du purgatoire plus de consolation, qu'une Messe dignement célébrée. » [Vie de M. Renard, prêtre, par Abelly.)
3. Tob., .\ii, 15. — 4. Ps. XXIII, 6, 11. — 5. I Cor., iv, 1.
vocation autant quelle le mérite, nous mettions, comme les saints , tout notre bonheur à connaître l'étendue de sa charité envers nous, à nous remplir de l'abondance de ses grâces ! Deus Donilni nostri Jésus C/iristi, pater ^loriœ, det vobis spirilu/n sapienliee, illuminatos oculos cordis, ut sciatis quse sit spes vocationis ejus... Ut possitis compreJiendere , cum omnibus sanctis, quse sit latltudo et longitudo et subl'unltas et profunduin, scire etiam superenilnentem scientise charitatem Cliristi, ut inipleamini in omnem plenitudineni Dei^ !
1. Eph., I, 17; m, 18, l'J. Nos autem, non spirituni hujus mundi accepimus, sed Spiritiim qui ex Dco est, ut sciamus qiiaj a Deo donata sunt nobis. (I Cor., ii, 12.)