‹ Du divin sacrifice et du pretre qui le celebreChapitre 79 sur 247 · SAINTETÉ DU POUVOIR QUE LE PRÊTRE EXERCE A L'AUTEL · texte numérisé non relu

SAINTETÉ DU POUVOIR QUE LE PRÊTRE EXERCE A L'AUTEL

Un ministère est d'autant plus saint qu'il se rapporte plus directement à Dieu, qu'il nous unit plus étroitement à Notre-Seigneur et qu'il est de nature à leur procurer, à l'un et à l'autre, plus de gloire. Ce principe est incontestable, il ne s'agit que de l'appliquer à la célébration du divin Sacrifice.

1° Le prêtre est à l'autel dans le rapport le plus direct et le plus intime avec Dieu. Ce n'est pas à une créature, en effet, à un saint ou à un ange, si élevés qu'ils soient au ciel, que le sacrifice peut être offert, mais à Dieu seulement : Quis enim audhnt aliquando sacerdotein dicere in precibus : Offero tihi sacriflclum^ Petre, vel Paule, vel Cypriane^ ? Quand la victime n'aurait rien que de terrestre, quand ce serait l'être le moins parfait et le plus chétif, on ne pourrait l'immoler qu'à la Majesté suprême, parce que tout sacrifice est de sa nature un acte de latrie ou de culte divin, l'oblation de la victime et son immolation ayant essentiellement pour but de reconnaître , dans celui à qui cet hommage est rendu, la souveraineté absolue, le droit de vie et de mort, avec une grandeur et une perfection telles que l'existence lui appartient en propre et que tous les autres êtres, ne subsistant que par lui, sont

Page 1