‹ Du divorceChapitre 22 sur 41 · AT · texte numérisé non relu

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soit les peuples en rappelant des rois à demibarbares à la sévérité du christianisme, et faisant baisser la tête à ces fiers Sicambres: et même de nos jours, les dispenses de certaïns degrés de parenté pour les mariages , quelquefois légèrement accordées (et qui ont été cause que le projet de Code civil en a aboli la loi), étoient un reste de condescendance pour la foiblesse humaine, que l’état avancé de la société auroit dû peut-être faire disparoitre, surtout en France, où la loi excluant les femmes de la succession au trône, ne rendoit jamais des dispenses de ce genre politiquement nécessaires. Je ne crains pas d’assurer que la loi, en France, deviendra sévère à proportion que la licence a été excessive, et que cette maxime de M. de Montesquieu : « Les troubles, en France, ont toujours affermi le pouvoir, » recevra, tôt ou tard, dans l'Eglise comme dans l'Etat, l'application la plus étendue. Et l’Europe n’a-t-elle pas déjà vu la discipline ecclésiastique rétablie dans le monde chrétien par le concile de Trente, après la licence introduite par la réforme, et dans tous les Etats, les lois de police devenir plus sévères au sortir des troubles civils? parce

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que l’ordre, dans la société sous le nom de civilisation, dans l’homme sous le nom de raison , est l’état naturel des êtres : « L’ordre, » dit le P. Malebranche, est la loi inviolable

» des esprits. »

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