‹ Du Dosage Des Principes Médicamentueux Essentiels Dans Les Tablettes Du CodexChapitre 6 sur 19 · PQ LES · texte numérisé non relu

PQ LES

arrive sur une toile sans fin au-dessus de laquelle se trouve un petit tamis qui la saupoudre d’une quantité convenable d’amidon, ce qui l’'empêchera d’adhérer; de là, elle passe entre deux rangées de timbres situées l’une au-dessus de l’autre; les timbres supérieurs s’abaissent quand la pâte est au point convenable, découpent les tablettes, et les timbres inférieurs déposent celles-ci sur un châssis qui, à chaque coup, avance d’une quantité convenable. Les pastilleuses système Nègre sont très analogues aux pastilleuses Derriey. »

Avec les machines de modèle récent un ouvrier peut faire à lui seul 300 kilos de pastilles par jour. Si nous ajoutons à cela que l'industriel possède des machines à faire la pâte (malaxeur Derriey, Fialon), des étuves à séchage rapide produit par un courant d’air chaud soufflant sur les divers étages (1), nous comprenons qu’elle puisse fournir des produits irréprochables contre lesquels ne peuvent lutter ceux que le pharmacien prépare dans son officine. Aïnsi, la plupart des tablettes sont-elles achetées dans le commerce. Or, s’il existe des fabriques sérieuses qui se font un devoir de fournir de beaux et bons produits, il y a aussi certaines maisons qui, pour augmenter leur bénéfice, n’hésitent pas à se procurer à bon marché des matières premières de qualité inférieure, à falsifier les produits qui rentrent dans la composition des tablettes ou à en diminuer la dose. Les pharmaciens sont livrés sans défense aux agissements de ces fabricants sans scrupule, car dans aucun ouvrage ils ne trouvent de procédés pratiques permettant l'essai et le dosage des principes médicamenteux dans les tablettes. Sur les conseils de M. le professeur Barthe, nous avons essayé d’indiquer des méthodes simples, rapides, et nécessitant peu de produit pour en faire l'essai. M. Péquart (?) a donné quelques procédés pour la recherche des impuretés dans certaines tablettes (kermès, soufre, ipéca); mais il s’est borné à l’essai qualificatif basé

(1) Modèle d’étuve à sécher les granulés donné par M. PLanès (Thèse sur

les saccharurés granulés rationnels, Montpellier, 1911-1912, p. 7 et 9). (?) V. J. PéÉQuarr. Union pharmaceutique, 1892, p. 1 et 35,

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