‹ Du Droit Aux Secours Dans Quelle Mesure Il Existe En FranceChapitre 17 sur 22 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Notions de doctrines — Fondements théoriques du droit aux secours

SECTION 1. — La doctrine fataliste ou « l'École dure » :

Certains sociologues ont appliqué à l’espèce humaine le principe suivant lequel le principal facteur de l’évolution réside dans fa concurrence vitale et la sélection naturelle. Partant de là, ils ont conclu qu’en assistant les faibles, on empêchait la sélection naturelle et on retardait le progrè. — Conséquences. 14 à 19

SECTION 11. — l'assistance considérée comme un « devoir individuel » :

(Les individualistes partent de cette idée que l'organisation sociale doit se subordonner au libre développement des personnalités et que toute entrave à ce développement ne peut se faire qu'au détriment du progrès matériel de la société et de laivaleur morale Ne indie nn eee cr cl A2

SECTION 111. — L'assistance considérée comme « vertu sociale » : D'après certains théoriciens, le rôle de l'Etat consiste simple ment à protéger les individus, à assurer leur sécurité. Pour eux, l'assistance ne peut être qu'une « vertu sociale » ou une obligation morale que l'Etat peut accomplir ou ne pas ac- COMPTE eee RE RE A

SECTION IV. — L'assistance considérée comme « nécéssilé » d'ordre social :

Dans un pays de libre concurrence, l'assistance légale s'impose comme une nécessité d'ordre social. — La misère est mauvaise conseillère : l'individu demandera au crime ce que le travail nepourra lui donner ne le 2

SECTION v, — L'assistance considérée comme «acte de justice réparatrice » :

La société, par suite des crises économiques ou de la mauvaise organisation des services d'hygiène est en grande partie responsable de l’état de gêne et de maladie dans lequel se trouvent certains de ses miembres re ee

SECTION VI. — L'assistance considérée comme « devoir collectif » ou « devoir social » :

Quand les individus se dérobent à leur devoir de charité, l'Etat représentant la collectivité doit intervenir et secourir ; il se SUDSRIUG AIX rave rs cie Salle Co di En

SECTION VI. — L'assistance considérée comme « dette sociale » : L'homme, en naissant, en entrant dans la vie sociale, est appelé à bénéficier des travaux matériels et intellectuels de ceux qui l'ont précédé ; il jouit gratuitement de ces avantages légués par les générations. C'est pour lui un droit. Mais tous les hommes, par suite de hasards, de circonstances indépendantes de leur intelligence, de leur volonté, ne prolitent pas également de ces avantages, ce qui n'est pas juste. La société doit donc intervenir et garantir les individus contre les inégalités qui lèsent leur droit. (Le Solitarisme — Ses fondements philosophiques et juridiques, ses conséquences.). . . . . . .

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