PROFESSION RELIGIEUSE
Avant la révolution du dernier siècle, les vœux étaient civilement obligatoires, pour toute la durée de la vie de celui qui les prononçait.
La loi du 13 février 1790 détruisit non-seulement leur force obligatoire. mais la faculté même de les prononcer.
Le décret du 18 février 1809 ramena, pour la femme, la possibilité d'entrer, en prononçant des vœux, dans certaines congrégations autorisées qui s'occupent des malades, des indigents, des enfants abandonnés. Mais cette prononciation n'avait aucun effet civilement obligatoire : du moins c’est notre opinion.
Sur la forme de la prononciation, voyez l’art. 18 du décret.
Bien que dépourvus d’effets civilement obligatoires, les vœux prononcés pour toujours, ou pour un temps prolongé, auraient pu paraître à la piété de ceux qui les faisaient une promesse inviolable intervenue entre leur conscience et Dieu. Le législateur de 1809
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