‹ Du droit de familleChapitre 234 sur 386 · TO · texte numérisé non relu

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Les frères, les oncles, sont déchargés de toute obligation. Des millionnaires peuvent se contenter de laisser leurs frères ou neveux sous la protection de la charité publique1.

A. Aux termes de l’art. 203. « les époux contractent ensemble. « par le fait seul du mariage, l’obligation de nourrir, entretenir et « élever leurs enfants. »

Le droit romain, qui ne créait la famille civile que par les mâles, imposait plus spécialement, dans le mariage, à l’homme, les frais de l'éducation des enfants; seulement la dot l'y aidait, quand il en exigeait une.

Le Code Napoléon impose l'obligation aux deux ensemble. dit l'art,. 203. Le Code crée le ménage.

L'idée de contribution entre eux se retrouve dans les art. 1409-5°, 1540, 1537, 1575. Ajoutez l'art. 1448, subsidiairement.

L’obligation existe, quel que soit l’âge des enfants.

S’ils ont moins de dix-huit ans, elle ne porte que sur l’excédant que ne Rouvre pas l'usufruit : car les dépenses se prennent d’abord sur l’usufruit des biens des enfants.

B. Les autres ascendants sont également tenus envers les descendants (art. 205 et 207).

C. D. L’obligation existe pour les enfants, au profit de leurs père et mère; pour les petits-enfants et deinceps, au profit des ascendants supérieure aux père et mère (art. 205).

Les descendants n’ont pas demandé à naître : leur obligation n’a pas un fondement aussi direct que celui sur lequel s’appuie l’obligation des ascendants, qui ont volontairement commis le fait de la procréation. Cependant il y a une dette de reconnaissance, quand l’ascendant a donné des soins ; et, sans cela, un sentiment de respect sacré la justifie bien suffisamment : appuyée là-dessus, elle devient plus sacrée même que celle des ascendants, à qui ils rendent les soins qu’ils en ont reçus.

Solon n’admettait que l’idée de la reconnaissance.

Solon, dont une loi punissait les oisifs comme gens dangereux, avait décidé qu’un fils ne serait pas tenu de secourir son père, s'il ne lui avait fait apprendre aucun métier. .Hais, quand les enfants qui avaient reçu de l’éducation, étaient ingrats, une autre loi les déclarait infâmes2.

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