PAU MM
Charles DEMANGEAT,
l'r«fet«eur N la Faculté d« Droit de Paria, avocat k la Coor impériale.
Frédéric MOURLON ,
Docteur en droit, avocat à la Cour Impériale de Paria.
Charles BALLOT,
Docteur en droit, avocat h la Coor impériale de Parla.
Émile OLLIVIER,
Avocat k la Cour impériale. Dépoté de Pans.
Les Revues de législation et de jurisprudence qui se sont succède jusqu’à ce jour out eu d’incontestables mérites. Elles ont éclairé la justice et l'enseignement, préparé les réformes de la loi, ouvert en un mot à la science des horizons nouveaux dans une heureuse alliance du droit, de l’histoire, de l’économie politique et de la philosophie.
Les fondateurs de la Revue qui se publie depuis dix ans sous le titre de Revue pratique de droit français , n’out pas eu la préti ntiou de faire mieux que leurs devanciers, mais ils ont voulu faire autrement , et répondre ainsi à un besoin dont ils avaient constaté la réalité.
Revue pratique , essentiellement pratique , ces mots contiennent toute leur pensée. Examen critique, continu et toujours actif des décisious de la justice et des innovations de la loi, tels ont été, tels doivent être l’objet et le but constant de leurs efforts.
Peu de mots suffiront pour les exposer.
11 existe d’une part des recueils de lois et d’arrêts que consultent avec fruit praticiens et jurisconsultes quand ils veulent savoir comment se juge, à un moment donné, telle question spéciale, mais dans lesquels la place manque nécessairement pour l’examen et la discussion des grands principes qui doivent constamment être présents à l'esprit du juge afin de dominer toujours ses décisions.
Il est, d'autre part, des œuvres périodiques de juristes, œuvres spéculatives, recherchant doctrinalement les origines, la philosophie, le vrai sens, l’avenir de la loi, soit pour en critiquer les applications, soit pour en indiquer les réformes, mais ne s’étant jamais proposé une mission purement pratique et de constante actualité.
C’est entre ces deux extrêmes que la Revue nouvelle est venue se placer.
Dès le jour de son apparition, elle s’établit à côté de la justice, à côté de l’enseignement , à côté de la loi. Elle les suit au jour le jour dans leurs domaines respectifs ; elle prend leurs œuvres au moment où elles apparaissent, et s’en fait le commentateur permanent et actuel.
S’agit-il de décisions judiciaires, de celles-là surtout qui se rattachent au monde des affaires, et qui, émanant de la Cour de cassation, ont une^autorité plus grande, elle les recueille immédiatement, les
Purin. — Maram ai né, libraire.
apprécie avec toute l'attention qu’elles méritent, et cherche à faire triompher, soit pour le fait en litige, soit pour les procès à venir, ce qu'elle croit la vérité. Pour y arriver, elle apjielle à son aide la doctrine; elle la met en contact avee la justice, elle éclaire l’une et l’autre eu les rapprochant et en leur apprenant ainsi à se mieux connaître.
S’agit-il d'une loi nouvelle qui présente souvent des difficultés d’ap plicatiou, des interprétations douteuses pour les hommes de pratique, la Revue nouvelle, avec la même actualité, s’en empare, la commente, en fait sortir toutes les hypothèses, en signale tous les dangers et fait ainsi la route stire à tous ceux qui doivent y recourir.
Mais ce n’est pas assez de remplir cette première et principale tâche. Dans le même intérêt pratique, il est des lois qui appellent d’urgentes réformes, il est des besoins nouveaux qui réclament des lois nouvelles. La Revue, en évitant toute recherche spéculative qui ne répondrait pas directement à son but, s’est toujours fait un devoir de signaler ces imperfections et ces besoins, de proposer les remèdes ou les satisfactions qn’elle considère comme les pins utiles.
Nous en avons dit assez pour taire comprendre l’esprit bien tranché dans lequel la Revue nouvelle s’est produite; nous n’avons pas besoin d’ajouter que pour atteindre son but elle doit, à la différence des revues qui l’ont précédée, paraître plus fréquemment. C’est ainsi qu’elle est réellement, à chacune de ses apparitions, le journal critique et pratique de la jurisprudence et de la loi, l'événement judiciaire du moment.
Cette Revue parait tous les quinze jours, à partir de l’année 1856, par cahiers de trois feuilles d'impresaion, qui forment & la fin de l'année deux vol. iu-8“.
prix, de i/ABUt\i:ni:tT «
Pour Paris et les Départements, 15 Ir. par an.
Pour l’ Étranger, 1 H fr. —
La Collection complète, de 1856 à 1805 inclusivement, 10 années ou 20 volumes in-8. ISO »