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MAISONS CENTRALES

Les maisons centrales sont au nombre de 26 : 18 pour les hommes, 8 pour les femmes.

Maisons centrales pour les hommes :

1» Albertville (Savoie) ; lO» Eysses (Lot-et-Garonne) ;

2<> Aniane (Hérault); 11^ Fonte vrault (Maine-et-Loire) ;

3» Beaolieu (Calvados) ; iS^ Gaillon (Eure) ;

4^ Belle-Isle (Morbihan) ; 13<> Limoges (Haute-Vienne) ;

5® Casabianca (Corse) ; i4o Loos (Nord) ;

6o Chiavari (Corse) ; 15^ Melun (Seine-et-Marne) ;

70 Clairvaux (Aube); 16" Nîmes (Gard);

8° Embrun (Hantes-Alpes) ; 17«» Poissy (Seine-et-Oise) ;

90 Ensisheim (Haut-Rhin) ; 18» Riom (Puy-de-Dôme).

Maisons centrales pour les femmes :

10 Auberive (Haute-Marne) ; 5® Hagnenau (Bas-Rhin) ;

2o Cadillac (Gironde); 6» Montpellier (Hérault);

30 Clermont (Oise); 7» Rennes (HIe-et-Vilaine) ;

4» DouUens (Somme) ; 8» Vannes (Morbihan).

Sont renfermés dans les maisons centrales les adultes des deux sexes condamnés à la réclusion ou à Temprisounement à plus d'un an, et les militaires condamnés à la réclusion par les conseils de guerre.

La maison de Belle-Isle est spécialement affectée aux forçats sexagénaires, pour lesquels les travaux forcés sont remplacés par la détention ou la réclusion, en vertu des articles 70 et 72 du Code pénal modifiés par la loi de 1854.

Les condamnés à la détention et à la déportation (peines spéciales aux condamnés politiques) sont renfermés dans les citadelles servant de prisons d*Ëtat.

4t4 APPENDICE.

Les condamnés aux travaux forcés subissent leur peîne au bagne de Toulon, et depuis la loi du 30 mai 1854» à la Guyane.

Pour les condamnés âgés de moins de seize ans il y a trois sortes de lieux de détention :

P Les maisons d'arrêt et de justice départementales, dans lesquelles un quartier séparé est affecté à cette classe de détenus ;

2® Les colonies pénitentiaires, divisées en colonies publiques et colonies privées ouTondées par des particuliers; S"" Les colonies correctionnelles, créées par TEtat. Dans les colonies pénitentiaires sont conduits : 1* Les enfants acquittés en vertu de l'article 66 du Code pénal, mais retenus pendant tel nombre d'années que le jugement détermine, temps qui ne peut excéder Tépoque à laquelle Tindividu aura accompli sa vingtième année.

2* Les enfants condamnés à un emprisonnement de plus de six mois et qui n'excède pas deux ans;

Dans les maisons d'éducation correctionnelles sont conduits :

1"* Les enfants condamnés à un emprisonnement de plus de deux ans ;

2® Les enfants des colonies pénitentiaires qui auront été déclarés insubordonnés. Dans ce dernier cas, l'autorisation ministérielle est nécessaire.

Les enfants acquittés détenus dans une colonie pénitentiaire y sont élevés en commun, soumis à une discipline et appliqués aux travaux agricoles, ainsi qu'aux principales industries qui s'y rapportent. Il est pourvu à leur instruction élémentaire.

Les enfants condamnés, détenus dans la même colonie, sont, pendant les trois premiers mois, renfermés dans un quartier distinct et appliqués à des travaux sédentaires.

A rexpiration de ce terme, le directeur peut, eu raison de leur bonne conduite, les admettre aux travaux agricoles de la colonie. Cést la seule distinction légale entre les enfants acquittés et ceux condamnés à Temprisonnement de moins de deux ans.

Les jeunes détenus des colonies pénitentiaires peuvent obtenir, à titre d'épreuve et sous des conditions déterminées par un règlement d'administration publique, d'être placés provisoirement bors de la colonie. A l'époque de leur libération, ils sont mis, pendant trois ans au moins, sous le patronage de l'assistance publique.

Telles sont les principales dispositions de la loi du 5 août 1850, modifiant et complétant, tout en la maintenant en certains points, celle de 1810.

ÉTABLISSEMENTS n'ÉDUCATION CORRECTIONNELLE.

Il y a cinquante-huit établissements d'éducation correc* tionnelle, dont neuf sont publics, huit pour les garçons, un pour les filles, et quarante-neuf sont privés, dont vingtcinq pour les garçons et vingt-quatre pour les filles.

Les établissements publics fondés et dirigés par l'État, pour les garçons, comprennent :

i^ Trois colonies agricoles :

Les Douaires (Eure) ;

Saint-Hilaire (Vienne);

Saint-Bernard (Nord); 2o Une colonie horticole :

Saint->Antoine (Corse); Z<* Un quartier industriel annexe

de la maison centrale de Gail- Ion (Eure).

4o La maison d'éducation correction- . nelle, rue de la Roquette, à Paris; 5^ Deux quartiers spéciaux dépendants des prisons de Lyon et de

/Gooçle

Les établissements privés de garçons comprennent vingtdeux colonies agricoles ;

lo Bar-sur-Aube (Aube);

%• Bordeaux (Gironde) ;

3» Giteauz (Gôle-d'Or) ;

4<* Fontgorobault (Indre) ;

5° Grande-Trappe (Orne);

6® Guermaney (Nord) ;

7» Ile-du-Levant (Gard) ;

8<> Marseille (Bouches-du-Rhône);

9° Mettray (Indre-et-Loire); iQo Montevrain (Seine-et-Marne); llo Naumoncel (Meuse); 120 OuUins (Rhône);

130 Petit - Quevilly (Seine - Inférieure) ; 14° Peret (Aveyron); 15« Sainte-Foy (Dordogne); I60 Saint-Hant (Gôtes-du-Nori); 17° Sainte-Badegonde (Aveyron); 18® Toulouse (Haute-Garonne); 190 Vailhauqnez (Hérault) ; 200 Val-d*Yèvre(Cher); • 21» Villette (Ain); 22o Ostwalt (Bas-Rhin);

Les établissements correctionnels affectés aux filles sont au nombre de vingt-quatre» dont un public à Paris, Saint- Lazare, et vingt-trois privés, savoir :

l^Le Ron Pasteur, à Amiens;

Id.

Id.

Id.

à Angers ; à Bourges; àDôle;

Id.

à Lille;

Id.

Id.

à Limoges; à Metz;

Id.

à Saint-Omer;

Id.

à Sens;

llo

Id.

Id.

à Strasbourg; à Varenne-lez< Neveri;

120 Le i3o

Refuge , Id.

au Mans; à Ribeauvillers (Haut-Rhin):

140 Le Refuge, à Saint-Brieuc;

150 Id. à Tours;

I60 Id. à Vannes;

17° Id. à Rouen;

i%^ Les instituts de servantes catholiques, et 190 de servantes protestantes, à Strasbourg;

20® L'Ouvroîr de la Miséricorde , à Glermont (Oise) ;

21^ La Société de patronage de la Seine, à Paris;

22o Le couvent de la Madeleine, à Paris;

230 L'asile de Mâcon.

MAISONS CENTRALES ET PÉNITENCIERS AGRICOLES d'apràs la date de leur fondation.

NOMS

MAISONS CBNTRALBS

et

f1\itbncikrs agricolss.

ANVilS.

DESTINATION

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