‹ Du droit ecclésiastique dans ses principes générauxChapitre 2 sur 85 · LETTRE DE L' AUTEUR · texte numérisé non relu

LETTRE DE L' AUTEUR

MonsiEun,

Il n'a pu m'étre qu^infiniineiit agréable de recevoir, par votre obligeance, la traduction de mon ouvrage sur le Droit ecclésiastique, que vous avoz entreprise et exécutée; car, assurément, si ce livre est le moins du monde capable de répondre au but unique que je me suis proposé, de servir T Église selon la mesure restreinte de mes forces, c'est seulement par votre travail que ce but aUra réellement été atteint. Moyennant la langue française, si universellement répandue, le livre se trouvant à la portée d'un bien plus grand nombre de lecteurs, il deviendra l'objet d'une critique plus générale, et^qui promet à l'auteur de nombreux avertissements sur les lacunes et les défectuosités de son travail.

Je viens donc vous offrir, à vous, monsieur, ainsi qu'à M. l'abbé Gaultier,' le promoteur de cette traduction, mes bien vifs remerdments de l'attention que vous avez bien voulu accorder à mes faibles efforts. Autant que j'en ai pu juger par la confrontation avec l'original, cette traduction est non-seulement parfaitement exacte, mais je lui dois d'avoir donné à certains passages une précision qui m'avait écbappé, outre que, par les notes excellentes que vous avez ajoutées, d'autres ont été mis à l'abri des malentendus auxquels ils auraient pu être exposés.

Je vous réitère donc, monsieur, mes remercîment», en vous priant d'agréer l'assurance de la baute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être, monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

Georges PHILLIPS, lospruck, le 28 juin 1851.

Âpres avoir lu celle lellrc, admirable de simpiicilc et de modestie, le lecteur comprendra aisément que nous n'avons pu avoir Tidée de la reproduire ici, dans sa teneur textuelle, que comme une garantie, pour luimême, de la fidélité de notre travail. C'est tout le mérite que nous pussions aspirer à lui donner et avoir à cœur de constater. Quant aux autres éloges de Tillustre écrivain, si nous pouvions, un seul instant, nous croire sérieusement obligé de les décliner^ en faisant observer qu'ici sa modestie intcrverlit les rôles, nous ferions preuve d'une ingénuité vaniteuse qui réussirait, tout au plus, à se rendre ridicule.

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