MESURER AU MOYEN DU DIAGRAMME LA QUANTITE DE VAPEUR CONSOMMÉE
On commence par tracer la ligne du vide absolu ; si l’on n’a pas de baromètre, on la placera à raison de ik03 au-dessous de la ligne atmosphérique.
On détermine ensuite exactement , et l’on reporte sur le diagramme le point de la course du piston où la vapeur commence
à s’échapper. On mesure, sur le diagramme, la pression qu’il indique un peu avant ce point.
On multiplie alors la section du cylindre par la longueur de course entre le point en question et l’extrémité , ce qui donne le volume de vapeur contenue dans le cylindre au moment où elle s’échappe; on y ajoute le volume de l’espace perdu entre le couvercle du cylindre et le piston à bout de course , ainsi que celui d’une des lumières , sur tout son développement , et Y on a le volume total de la vapeur expulsée sous la pression observée. Pour ramener ce volume à celui que la vapeur occuperait sous i atmosphère, il suffit de le multiplier par cette pression comptée en kil. par centimètre carré et de diviser le produit par ik03 ou mieux par la pression barométrique exprimée aussi en kil. Multipliez alors ce volume par le nombre de coups de piston en une heure (2 fois le nombre de tours du volant) , ramenez la virgule de trois rangs à gauche , pour avoir des litres et divisez enfin par 1700 pour avoir le poids en kilog., soit l’équivalent en litres d’eau vaporisée.
Il y a deux remarques importantes à faire quand il s’agit d’une machine à détente. La première consiste en ce que la pression de la vapeur au début de l’échappement est toujours plus grande et souvent beaucoup plus grande que la théorie de l’expansion ne l’indiquerait. Cela tient à ce que l’eau contenue dans le cylindre se vaporise sous l’influence de l’abaissement de pression , en empruntant du calorique aux parois du cylindre. La seconde est qu’il ne faudrait pas compter comme vapeur produite préalablement par la chaudière , la totalité de cette vapeur régénérée dans le cylindre, car la chaleur perdue par celui-ci dans son refroidissement , sous l’action de la détente , serait insuffisante pour vaporiser toute l’eau qu’il contient et dont la plus grande partie provient du bouilleur à l’état liquide , par entraînement direct.
L’examen du diagramme nous permettra donc de comparer la consommation de vapeur déterminée comme il vient d’être dit ,
avec le travail obtenu ; en second lieu de calculer la quantité d’eau vaporisée à l’intérieur du cylindre , comme nous en indiquerons le moyen plus tard , et enfin par la comparaison entre la vapeur sortant du cylindre et celle que produirait l’eau fournie à l’alimentation , de se rendre compte de la proportion d’eau entraînée.