‹ Du Fer Dialysé: Son Application à la Thérapeutique par la Méthode Interne et Sous-CutanéeChapitre 15 sur 23 · BR · texte numérisé non relu

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le troisième, La couleur rouge passe au gris et s'étend davantage. Le quatrième jour, rien d’anormal pour les deux premiers ; le troisièmes la couleur grise: s'est-étendue, il se forme une eschare. Le cinquième, sixième, jusqu’au huitième jour, rien d’anormal

pour les deux premiers ; la nodosité a disparu, la tache commence

à disparaître. Au troisième, nous trouvons du pus autour dé l’eschare;.et le dixième jour l'élimination se fait. |

‘Le même accident s’est reproduit en injectant dans le derme seulement 5 gouttes de fer dialysé et 5 gouttes d’eau pure à un autre lapin.

Par conséquent, nous voyons qu’une injection de 10 gouttes ne produit aucun phénomène remarquable. au niveau de la piqûre,

tandis que nous avons des accidents avec une injection de 15

gouttes. De même, si nous ne faisons pas une: injection dans le tissu

cellulaire, nous pouvons reproduire ces accidents avec 5 gouttes.

de fer dialysé et même 5 gouttes d’eau pure. Par conséquent, ici

ce n’est pas le médicament qui est cause de l'accident, mais l’in-

jection qui n’est pas hypodermique.

Aù point de vue de l’administration des médicaments, l'injection sous-cutanéé, otre la rapidité de l'absorption, quand la substance injectée ne provoque pas d'accidents locaux, offre encore cet avantage câpital qué lé médicament ést absorbé en totalité, sans

modification : toutes conditions qui placent la méthode hypoder-

mique bien au-dessus des autres modes d'administration.

Voici l’opinion du D: Luton à propos du fer dinlyéés ;

« Il ÿ a une épreuve dont le fer doit sortir triomphant, pour mettre hors de dôute ses propriétés dynamiques et ne pas voir rédüire son action thérapeutique à un fait purement topique exercé sur la müuqueusé digestive, alors que, pris aux plus minimes doses, il coloré les sellés en noir par sou sulfure, après que l'absorption

PAIE l'a obstinément repoussé : cette épreuve c’est celle de l'injection sous-cutanée.

La difficulté de l'expérience résidait dans l'absence d’une préparation soluble, qui ne fût pas irritante. Les quelques essais, entrepris par nous à ce point de vue, ne nous avaient pas réussi. Toute solution ferrugineuse, si faible qu'elle fût, était d'un emploi impossible, en dehors des effets locaux habituellement recherchés. | Les choses en étaient là, lorsque les propriétés si remarquables du fer dialysé vinrent nous donner la solution du problème. La manière même de préparer cette substance prouvait qu’elle serait susceptible de traverser les membranes animales, c’est-à-dire d’être absorbée. Qui plus est, la différence existant entre une

. inembrane revêtue d’épithélium, comine la muqueuse de l’esto-

mac et la membrane de la cellulosité, indiquait à priori que Pabsorption du fer dialysé serait bien plus intégrale dans Pinjection sous-cutanée que par l'intermédiaire des voies digestives.

ee Les faits répondirent à notre attente : ce liquide ocreux, rou-

geâtre, obtenu par la dialyse et qui affecte si peu la langue au __ contact, dénué, en un mot, de toute propriété styptique et astringente, est presque aussi bien toléré par le tissu cellulaire com- - mun que la solution de morphine la plus neutre. Ilest promptement absorbé et ne laisse “bientôt comme trace de son passage, là où il a été. déposé, qu” une légère HOUSE qui ne persiste que quelques jours. »

Dans une lecon clinique en 1878 à l'hôpital de Pensylvanie, le D' Da Costa, tendant à démontrer que le fer dialysé peut être employé en injection hypodermique, dit que, si on n’avait pas tenté jusqu'alors d'employer les préparations ferrugineuses par la méthode hypodermique, c'était à cause des propriétés irritantes de ces agents pour le tissu cellulaire. Mais, le fer dialysé étant neutre et dépourvu d'effets irritants, on PORTES ob son

introduction sous la pe ;

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