RIRES
A la palpation du creux épigastrique on sent une rénitence qui est nette à la percussion jusqu'à environ deux travers de doigt au-dessus de lombilic. La sensation d’'induration n'existe en réalité que dans un très petit espace de deux travers de doigt, juste au niveau du creux épigastrique.
Cette rénitence s'étend manifestement à droite et descend jusqu'à quatre travers de doigt au-dessous des fausses côtes. Il s'agit Ià, et la percussion le démontre, d'un foie hypertrophié. Mais la résistance à un tel caractère de mollesse qu'on ne peut affirmer être en présence d’un foie induré.
La palpation profonde est douloureuse. La rate semble augmentée de volume.
Le cœur est plutôt dilaté dans toutes les dimensions qu'hypertrophié. Les battements en sont mous, réguliers, mais lents. Les bruits sont mal frappés, sourds, trainants surtout au moment du second temps.
Il n'y a cependant ni souffle, ni dédoublement. Le pouls régulier, petit, faible, bat à cent douze pulsations à la minute.
La température est de 38°,9 le soir.
A l'inspection du thorax en avant Les creux sus et sous-claviculaires ne sont pas prononcés. La sonorité à la percussion est normale plutôt avec une tonalité plus élevée dans les régions sous-claviculaires et surtout la gauche. A droite dans les grandes inspirations, la région sousclaviculaire est moins sonore. Les vibrations thoraciques sont accrues. A droite l'inspiration et l'expiration sont rudes avec quelques sibilances et des craquements secs à la toux. Dans la région de l’aisselle et la région mammaire, à droite, la percussion donne un son obscur et l’inspiration et l'expiration sont diminuées avec, par intervalles, quelques petits râles sous-crépitants très fins.
En arrière, dans les fosses sus et sous-épineuses droite et gauche, obscurité du son et perte légère d’élasticité plus marquée à droite. L'inspiration est des deux côtés diminuée et rude. L’expiration est diminuée d'ampleur et prolongée.
A gauche la respiration dans ses deux temps a un caractère d’amplitude normale, mais le timbre est bronchique, comme supplémentaire. A la base il existe quelques petits râles sous-crépitants très fins.
A droite, à partir de l’angle de l’omoplate jusqu’à la base, sub-matité qui va en s’accentuant vers la base. Inspiration et expiration à timbre soufflant, bronchique, retentissement de la toux et de la voix; bronchophonie. Râles sonores et surtout râles sous-crépitants très fins vers le tiers moyen, éclatant surtout à la fin de l'expiration. A la base les râles deviennent égaux en durée pendant les deux temps.