‹ Du Foie InfectieuxChapitre 5 sur 69 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Pendant ma dernière année d’internat, mon maitre, le docteur Hanot, me proposa comme sujet de mémoire de médaille d’or : Le foie infectieux.

Ayant, pendant mon séjour à Trousseau, et grâce à la bienveillance de mon maître Sevestre, pu recueillir beaucoup de renseignements cliniques etanatomiques, je les ai joints à ceux que m'a donnés M. Hanot et suis arrivé ainsi à pouvoir examiner 105 foies, tant au point de vue histologique que bactériologique.

Un sujet pareil ne pouvait pas aller sans expérimentation. J'ai sur 85 cobayes tenté des essais expérimentaux multiples, suivis d'examen du foie dans 35 cas et de culture des organes. J’v ai joint également des recherches bibliographiques multiples dont je ne donnerai ici que quelques indications.

Je suis bien loin d’avoir rempli le programme que je m'étais tracé : le sujet était trop vaste, les matériaux trop

abondants, le temps trop court, et surtout l’expérience

trop jeune pour faire quelque chose de fini et de durable, si toutefois il peut se trouver, en médecine, un travail sans retouches et à jamais invariable.

J'ai pris pour base l'infection, lout dans ce travail gravite autour d’elle. C’est de l'infection hépatique, du foie infecté, que je suis parti, pour aboutir au foie infectieux, à l'hépatite et à la cirrhose infectieuse.

Prenant au début les infections aiguës, J'ai tenté d'y suivre l'infection hépatique, je l'ai poursuivie dans les infections chroniques, les maladies de la nutrition et les cachexies, pour aboutir à un type de foie infectieux, bien défini anatomiquement et cliniquement, très vague encore bactériologiquement.

Le foie infecheur s’associant aux cirrhoses, qu'il complique ou qu'il appelle, a sa plus haute expression dans la maladie de Hanot, dans la crrhose hypertrophique hiliaire avec ictère chronique.

Le joie infectieux crée enfin, par l’altération hépatique, par l’absence de destruction des poisons, un véritable hépatisme, qui facilite les intoxications et aggrave les infections.

Et comme élément pathologique dominant tout l’ensemble : l'infection sanguine, microbienne ou toxique, généralement d’origine gastro-intestinale, s'associant ou non aux intoxications minérales ou végétales pour créer de toutes pièces les hépatites et les cirrhoses.

Si j'ai pu remplir une partie de ma tâche et ajouter

CR quelque petite pierre à l’édifice de la pathologie hépatique pour lequel mon maître Hanot a tant fait, je m'estimerai heureux et n'aurai pas perdu mon temps.

M. le professeur Fournier a bien voulu accepter la présidence de ma thèse, je ne sais comment l'en remercier, et les obligations d’une reconnaissance affectueuse ne pourront jamais égaler l'accueil plein de bonté et à bras ouverts que Madame Fournier sait faire aux

amis de son cher fils.

CRE MRS EN 7 f.

DU

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