HÉPATITE INFECTIEUSE DIFFUSE
Conditions qui font du foie un lieu de moindre résistance. — Voies d'infection hépatique. — L’imprégnation infectieuse est totale d’emblée pour tout l'organe. — Le foie et le rein : parallèle anatomique,
physiologique et pathologique. — Hépatites diffuses et hépatites localisées. — Complexité de la pathologie hépatique : causes différentes aboutissant à une même lésion. — Alcoolisme, tuberculose et infection. — Classification des hépatites aiguës et chroniques : Chauffard, Lancereaux, etc., etc.
La restitution ad integrum est rare à la suite des infections (parasites ou toxines). Un ou plusieurs organes restent plus ou moins lésés soit par suite de leur vitalité antérieure, soit par disposition héréditaire, soit enfin parce que l'agent infectieux s’y plait mieux qu’en tout autre point.
Le rein et le foie subissent le plus fréquemment le contrecoup des infections générales. Le foie, par sa richesse vascu-
laire et ses connexions indirectes avec le poumon et le cœur, GasTou. À
directes avec l'intestin, est constamment menacé; souvent touché, plus ou moins, dans toutes les altérations de ces organes.
Il est toujours atteint dans les maladies générales toxiinfectieuses ou cachectisantes et dans tous les troubles de la nutrition.
Les deux circulations veineuses qui le traversent, la circulation artérielle qui le nourrit, les canaux excrétoires qu'il contient, l'enveloppe qui le recouvre, sont pour lui autant de voies d'infections différentes et parfois simultanées.
Ses fonctions multiples, sa richesse cellulaire, son origine embryogénique commune à celle de l'intestin, son rôle d'arrêt pour les poisons, en font un organe de moindre résistance.
Les qualités du sang et de la bile qui le distendent, son état de réplétion et de vacuité successives, sont autant de causes défavorables ou favorables aux parasites ou aux toxines
qui rendent les réactions de ces derniers vis-à-vis de
a structure anatomique et physiologique complexes, des plus difficiles à étudier.
L'étude des lésions si différentes qu'il présente chez des sujets atteints de maladies identiquement semblables rend Ja classification des maladies du foie peu abordable.
Partant de ce fait que toute cirrhose est un processus secondaire, M. Chauffard envisage pour classer les cirrhoses :
4° L'agent pathogène initial, 2° Les voies d'apport,
3° La topographie des lésions conjonctives réactionnelles, 4° Le mode d'évolution de ces lésions,
et les divise de la façon suivante d'après leur origine en :