PRONOSTIC
Les quelques considérations précédentes montrent la gravité du pronostic du foie infectieux.
Quand surviennent l’amaigrissement, la fièvre, les hémorrhagies multiples, la teinte septicémique, le malade est bien près de la fin.
Ces signes indiquent la destruction cellulaire et, comme l'a dit mon maître Hanot : « en matière de cirrhose le diagnostic se tire de l’état du tissu conjonctif et le pronostic de l’état des cellules hépatiques ».
Chauffard a insisté longuement sur la séméiologie chimique et la valeur pronostique tirées de l'examen des urines.
L'étude des fonctions wréogénique, chromogénique, qlycogénique, d'arrêt des poisons, met sur la voie d’une insuffisance hépatique plus ou moins prochaine.
La diminution des urines et de l’urée, la présence de l’urobiline : ce pigment du foie malade (Hayem), la glycosurie alimentaire expérimentale, en rapport avec une moindre activité de destruction des poisons, sont l'indice d’une altération cellulaire grave.
Surmont a montré, en étudiant la toxicité urinaire dans les maladies du foie, que lorsque la cellule hépatique est malade, la toxicité urinaire est augmentée.
L’abondance de l’urine et de l’urée, la disparition des pig-
ments étant, au contraire, un bon signe pronostic et cons-
tituent la crise urénaire de Chauffard.