OBSERVATION X
Gostro-enc^Aa/tïe aiguë.
Appelé, le 24 novembre 4836 , auprès d'une enfant de douze ans, rue^du Pelit-Cimelière, je reconnus les symptômes suivaus : délire fugace , céphalalgie insupportahle à
un tel point que la nbalade ne peut s'empêcher de gémir contittuellement ; la douleur occupe toute la tête, le front et la tempe gauche^rincîpalement; seniBibilité excessive de la vue et de l'ouïe , rougeur et sécheresse de la moitié antérieure de la langue dont le fond est blanchâtre , piqueté de rouge; amiertumede la bouche , inappétence , soif, pulsations avec malaises à l'éprgastre; douleurs contusives dans le dos et les membres; lassitude générale, chaleur brûlante de la peau, pouls plein, dur, fréquent. Cet état durait depuis la veille au soir et avait été précédé des prodromes ordinaires, comme alternatives de frisson et de chaleur, empâtement de la bouche , etc. Je lui donnai Àeon. V>8 à sec et Bell. V30 étendue , a prendre par cuillerées toutes les trois heures.
Le soir, diminution marquée de!^ symptômes de la tête. Je fais*éIoigner les doses du médicament.
2K. Amélioration progressive , néanmoins l'état fébrile persiste. Aeon^ V^a par cuillerées.
26. Sueur générale pendant toute la nuit précédente, apyrexie complète , désir des alimens.
27 et 28. Convalescence.
OBSERYATION XI.
Choléra épidémique.
Mme. Demoltn, Cannebiére, 14, âgée de 32 ans, depuis long-temps tourmentée par des crampes d'estomac, est
enceinte de quatre mois. Voilà plusieurs jours qu'à sa gastrodynie habituelle s'est joint un malaise abdominal , bientôt suivi de fréquentes selles diarrhéiques jaunâtres, de nausées et d'une sensation indéfinissable de faiblesse. Appelé auprès d'elle le 21 juillet 1837, je la trouvai dans l'état suivant :
& beures du soir. Vomissemens fréquens provoqués par tous les ingestas ; diarrbée incessante , coulant sans que la mfalade en ait la conscience; les'matières rendues sont liquides , ccumeuses, blanchâtres , semblables à de l'eau de riz; suppression des urines^ douleurs stomacales et intestinales atroces , crampes dans les mollets ; céphalalgie étourdis'^ saute » sifflement continuel dans les oreilles, plus fort dans les momens qui précédent le vomissiement , face étirée ,' yeux enfoncés dans les orbites, sans éclat, cernés de bleu,' avec douleur de traction eii: arrière ; langue large , pâle , froide, gluante, soif dévorante, aphonie, respiration suspirieuse avec soulèvement pénible des côtes; teinte bleuâtre dé fa peau , des ongles des mains principalement , pouls précipité, filiforme, à peine sensiEle; demi-chaleur naturelle, abattement extrême, agitation, découragement, ^eur de la mort. Feratr. alb. %o sur la langue et %4 dans six' onces d'eau , à prendre par cuillerées tous les quarts d^heure, quelques nâorceaux de glace pour apaiser la soif.
6 heures. Point de changement , Veratr, alb. V*» à sec et % en potion. Je m'aperçois que l'ingestion de la glace est suivie de vomiâsemens , je la supprime.
Minuit. Plus de diarrhée , quelques efforts de voinissement sans résultat ; le pouls se relève » la voix est moins' éteinte, le faciès meilleur. La malade accusé une forte chaleur dans le ventre et la poitrine, dit qu'on la laisse mourii' dé soif,'qu'clle se sent en aller de faiblesse, jette ses mein-
bre$ de coté «t d'aulre et se lourmente beaucoup. M^alL alb. Vso . J'accorde quelques cuillerées d'eau fraicbe , ayec iqjoQCtion de la laisser absorber dans la bouche.
32. Séréaité> faee épanouie , la malade reprend de l'espoir, Point de médicament.
Soir. La face est colorée, le pouls fort et fréquent, malaises épigastriques ; les urines ne coulent pas encore. Jlcon, V30 en solution.
23. La nuit a été pénible. Â ma visite, je trouve la mala^ daps un état fort approchant de celui ou elle était Tavant-veille. Je redonne Feratr. alb,, et la réaction ne se fait pas long-i-temps attendre.
24. Coliques bypogastriques , efforts pour uriner sans émission d'urine; tumeur globuleuse, circonscrite au dessus du pubis ; cathétérisme qui amène beaucoup d'urine.