La malade entre en eonvalescence
OBSERVATION XU.
Fièfre typho/id^ auîte du choléra.
Amable Mercier, jeui\e fille d'environ 12 ans , fui atteinte du choléra épidémique dans la dernière quinssaine du mois d'août 1837; traitée par les préparations opiacées^ elle ne se remit qu'imparfaitement et retomba bientôt dans un état qui fit craindre de nouveau pour ses jours. Appelé le 4 septembre , j'observai ce qui suit : l'enfant était plongée dans une sorte de stupeur dont on ae la tirait
que difficilenieot ; elle davrait aIor$ des yeux éeonnés , r^ardait autour d'elle d'un air égaré, prononçait brusquement quelques paroles incohà^ntes et retonobàil dstns un état d'anédntîssenient. Elle était GO«ichéé s«r le dos , les membres jetés eà et là , la tête renvei^gëe «il an'ière , etrfon^ cée dans l'oreiller, les yeux à demi ouverts , les pupilles dilatées, immobiles, la face alternativement pâle et colorée y le battement des carotides visU^ ; ht langue est sèche, rouge, tremblotante; l'épigastre est douloureux à la pression ; le ventre ggnflé par des vents qui , en se déplaçant , produisent de fréquens gargouillemens ; les selles sont liquides, jaunâtres, fétide^; les urines déposent un sédiment briqueté ; il y a : assoupissement , délire fugace , respiration anxieuse avec gémissdmeus ^ chaleur brûlante de la peau , soubresauts des tendons , pouls plein , mou , Iréqueat.
C'était bien là la terrible fièvre typhoïde ceoséeutive am chdléra; depuis quatre jours ^ on ervaii vainement empléyé coutre eUe toutes les ressoui^ees des BdédicatitiiB (fites ftiiti-> phlogistiqueet révulsive , et c'est en désespoir de cause que l'on s'adressait à l'homoéopathie. J'administrai J9«U. V30 sur la langue et eu laissai Vh «a solution pour donner par cqîU lerée» dans le eas ou il ne surviendrait aucune amëlioratioo.
5. L'assoupissement est moins pn^fond et la malade répond juste aux qQesti(ws qu'on lui adresse ; ou t»'» donc pas cru devoir faire prendre Teati belladosfnée: j& prescris de l'administrer par cuillerées toutes les qoaHre hectares*.
6. Aiaendeinenit marqué de tots les symptômes^ la slO'' peur ai cessé ainsi que rasdoupiseemept ; la langue eê% la^ et hdunide , le v«atre souple , la> peau couverte d'onie douce moiteur , le pouls presque à l'étal normal ; pa^ de selle depuis hier.