L. LoDgo
G. Giatto. . •
A. Mastroeni.
G. Sparsgo. •
TO
G. ScogUo. •
A. Spadaro. .>
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G. AJlegra. •
y. Scoglio. .
D. De Bella . .
A. Grimi. . •
D. Gampagna.
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Joillet 3o
F. AUeçra. . •
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G» liOdîio. • •
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G.Gaminiti. •
G. Maimone .
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At
P. Scoi^io. . •
tS OBSUTATimif mATIQVHB
On ¥oit d'après le tabieaa ci-Atasns, qa'Il y eat /^i malad e » de h djseBtene, qae 38 g uérif e irt , et que 5 sealement succombèreat. Hais» si l'on considère que te numéro 9 du tableau mourut deux heures après moa a s f i r é e , que le malade numéro s8 ab and o nn a Fhomœopatble et n'y retint que lorsque la mort était imminente , et que chez le numéro 8 la maladie état compliquée d'une mésentente chronique , on pourra dire avec assurance que la méthode homœopathique parrint }t guérir tons les malades de dysenterie) qui se soumirent à ses prescriptions.
Affections nerveuses convulshes»
Madedioisetle R. Santoro, âgée de dix-huit ans, d'une constitution florissante et robuste ^ d'une santé excd^ lente , à la vue d'un objet qui lui atait causé de trèsgrands chagrins , est saisie tout à coup de convulsions hystériques des plus Tiolentes aveo perte de sentiment* Cette attaque dura environ deux heures , malgré les secours immédiats de la médecine. Depuis ce }our, les mêmes convulsions se renouvelaient tous les soirs , vers huit heures. On employa toutes les ressources de la médecine ordinaire : application de sangsues aux^ parties génitales » fomentations tièdes , saignée , bains entiers et locaux , antÎ6|Mtti9odiques divers ; mais tout fut inutile s les convulsians non seulement contiouèren]! à revenir, mais devinrent aoiême plus violentes et de plus longue durée. Après quinze jours d^un état aussi déplorable, je fut appelé pour donner mes Q^oseils. Je m'occupais
alors d'homœopathie , et je cherchais une ^ occaJiMa;^ d^ poavoir l'appliquer pour la première fois, sans que xp^ç^ Oâsal fut nuisible à aucun malade , même da^s le C4^ ot| il ne produirait aucun bien. Trouvant cette occaiioin favorable , je dis aux parens que je reviendrais observjsip la. malade au commencement du paroxysme; je U vi« donc le soir, et voici ce que je pus observer :
Cri pour appeler du secours» pâleur subite du viss^^» dignotement des paupiijres , mouvement vibratoire àjà b têta > et pcyge de connaissance. Un instant après » co^n torsion de tout le corps, convulsions , raideur des mas«> clesî mouveméns musculaires bruique^ et énergiqii^a la malade se lève sur la pointe des pied^ , elle poussa des hurlemens et des cris inartidilés : ses yeux sont lar^ goioent ouverts et fixes , les pupilles restent immobiles i elle a des mouveméns de colère iustantanéa , son visftgQ QSt enflammé , sa contenance sérieuse et imposante avep des accès de rire sardonique et des trismes des ml r choires : elle mord les objets , môme dqs métaux qti'm approche de sa bouche'; elle geiticijile d'une mcwère étrange, qui rappelle les mouveméns d'un guerrier ou d'une, amaaone. Cette crise. nerveuse durait enviroo trois heures , et avec tant de violence , que quatre hommes robu^s pouvaient à peine la tenir et empocha? de fartes contusions ou des luxations : h la fin , elle a^ eahnûit etr revenait à son état naturel, Comme s'éveil-f lant d'un profond sommeil, et sans aucune connaîssancô ^î dexe qui lui était arrivé, éprouvant seutement un oertaia épuisement doiv les membres. La cicata virpsa Q^e parut
«4 OBSUViTIOlH PftiTIQVES
présenter beanc^op de phénomènes semblables Jk ceux qae ma malade éprooTaît : aussi, le leademaîn maUn , je loi en fis prendre 3o'. Le soir , je ne manquai pas de me trouver présent à l'accès habituel ; mais nne benre se passa sans que la crise eût lien , et la malade , déjà trèscontente, se croyait tont-à-fait guérie; je me retirai. Le lendemain, j'appns que , peu de temps après mon départ, la convulsion était revenue arec beaucoup plus de lîolence que de coutume, mais qu'elle n'avait duré qu'une demi-heure. Le troisième soir , à %eare ordinaire , l'attaque paraissait vouloir recommencer , mais tout cessa bientôt , à l'exception d'un léger tremblement des paupières et d'un ébranlement momentané. de la tête. Ce petit monvement nerveux se reproduisit le quatrième soir , et j'appris alors de la malade que ses convulsims étaiuit précédées d'une chaleur poignante an cœur, qu'elle sentait tout à coup trois pîqCkres a^uës, et que, peu après , elle perdait connaiss^tce. Maintenant ce phénomène seul subsistait encore : alors je lui administrai aconitum 3o*; je lis renouveler , dans la journée, deux fois la même dose, et j'eus le plaisir de voir, à dater de ce jour même , toute espèce de mouvement convulsif entièrement disparaître, et la malade complètement rétablie. Onze mois après , la même demoiselle , en passant dans la rue , vit courir devant elle un cheval qui avait pris le more eux Jtnts , après avoir r«iversé son cavalier. Son effroi fut tel qne la même conviilsioa se reproduint avec les mêmes périodes, et toujours an^ uoocée par des élancemens au cœar. Appelé h son 89-
covn, dès le second paroxysme» je commençai à 1h{ donner le mirtin dconitum 3o* ; même remède denx henres ^prëSy et elle n'éprouva pins depuis aucune convulsion. Cette observation donne lieu à des réflexions de la plus haute importance en faveur de rhomœopathie. I® Une seule dose de deux globules de ciguë vénéneuse fut suffisante pour faire disparaître une convulsion terrible qui avait déjà acquis une longue habitude de revenir à des périodes déterminées ; cependant le phéno* mèAC précurseur de la crise résiste encore à ce remède , et les élancemens att cœur persistent à se reproduire eus: heures accoutumées. Si Ton parcourt tous les symptômes caractéristiques résultant de Temploi de la cigue vénéneuse , tels que les a décrits clans son traité de Matière médicale le savant Hahnemann , on verra facilemeât
que i parmi ces symptômes , au nombre de ao5 , il n'en est pas un seul qui corresponde aux affections instantanées de cœur qu'éprouvait ma patiente, s® Au contraire dans l'action pathogénétique de Taconit , beaucoup de phénomènes sont en rapport avec celui que je ' viens de décrire» rapport marqué surtout dans les symptômes • 2889 292 f 395 : Facbuit devait donc» d'après l'homœopathie , mettre un tertne à la maladie , ce qui effectivement a eu lieu. 3^ La même convulsion se reproduit onze mois après , tes piqûres au côté gauche de la poitrine la précèdent encore. J'essaie maintenant , en donnant Fa**conit avant la ciguë , de diminuer la crise; mais elle cesse tout-à-fait» et l'action de la ciguë vénéneuse est désor*' mais inutile. lia convulsion était donc tôut*à-£Biit secon-
a6 0B$iji¥ATM^8 na^TiQtBf S
ésAr9 mx laMiaatioDs douloureuses du cœur » et apte» las avoir neutralisées , grâce à Hiiflueilçe ftpéci£fue à^ l'acomt , la santé revint et se fortifia. On est forcé de voir dans on fait pareil une preuve bien ûrréousable de la puissanea dn médicaineot et de la vérité de la doctrine dci Habnemann»
la scaur atoée , mademoiselle Â. 8. • était également sujette à dea convulsions hystéritiues , qui se reproduis a«Ml tous les mois avec dysménorrhée et coliques au baa^Tonlre , causées par une ancienne afiection psorique : la piêUatiU» 9 la chou» et le ioufrt , administrés à doses répétées , rétablirent les menstrues , etrhystérismeeossa. Si \t ne m'étends pas davantage sur cette convulsion » c'est que la marche m'en parut ordinaire. Cependant je ne laisserai pas d'indiquer en faveur de la loi des sem* bkbies le fait suivant : La belle-sœur d'un de mes frères, medemoiselle F. Scimone , était fréqaemmeirt sujette à dès attaques hystériques; les symptdmes qu'elle épriMi- Tait avaient beaucoup de rapport avec ceux que produit remploi de la bryonia sur rhomma en santé. C'était assex qu'elle flairât ce remède pour faire cesser la convulsion au hout presque d'une minute. Cependant à peine j'approcdiiais de ses narines la petite fiole contenant quel* ques globules imbus de la 3o^ dilution* du remède» qu'aussitôt la convulsion se déclarait momentanément avec une nouvelle violence » accompagnée de grandes secousses dans tous les membres et de cris répétés (i).
<i} lies docteurs Marsano et Gocco , n^^decins aHopathistes di^*
Lorsqu'elle eoâBUt la p^i^aoee de oe rewièée ,. «Ue lae pria â'amr la ooHaplaisaBoe de lui . monlreie la pe^ fiole dent rôdeur lui étail ai salutaire. Je la «atiâfia^^ maif à peine avaU^^le eu le leœpa de la flairer qu'elle ma dMi qa*<^te ne eeiitait neo , traibaRt de ivito dans une eoBTulttOQ avec cria ei perte de oomiaiasanée; oeposN dant Taccès fut très-léger et ne dora que que^uet se«eoïkdes.'
J^ai en à traller beatiGcap de eaa d'hystérislofte , tt toujours avec grand succès ; de sorte que la métliode dit savant Hahnemann ^st au dessus de toute comparaison arec la médecine allopathique pour faqaelle la gnérîson dé toutes les névroses et surtout de lliystérisme a tou^ jours été un écueil insurmontable.
Les faits suivans que je vais rapporter font voir te rang élevé que lient le camphre parmi les remèdes em^ plovés contre certaines convulsions nerveuses.
Vidame M. €idtto» âgée de 22 ans, dont Ri figure annonçait une parfaite santé , à la suite de chagrins qui produisirent en elle une fbrte coinmotion morale , fut saisie d'une convulsion tellement violente , qu'elle paraissait sur le point de succomber. L'ayant visitée dans le paroxysme qui durait déjà depuis cinq heures » je pua remarquer les phénomènes suivans : yeux rouges ei
tîngsés» furénl préseos à cet «ssai , et^à lear lastigatiaD , j'approchai une fois àt ses narines d*auir€s fioles contenant d'antres semèdea» foai^ ce fat en yaîo^ et sans ifueta convalMOiiaafre Van aperçût.
S8 OBffBBritlOirS raATIQVES
touillés » vigagd enflammé , sœur abondante qui Vi^it moniller le coa et k gorge, iaquiétnde, respiration haletante , entreconpée , moinrement conyolsff de la poitrine , qai s'élève et s'abaisse sansinterraption , avec tant de yitesse et de violence qa'il semble inconceTable qae les cartilages des c6tes puissent sans luxation se prêter à nne pareille élasticité.
Un tel paroxysme durait ordinairement de dix à quinze minutes; quelques minutes après» if recommençait encore. Dans l'intervalle des crises » fatigue et épuisement extrême ; douleur dans les flancs et dans les côtes comme s'ils étaient fracturés: loiigs soupirs avec douleur poignante vers les insertions latérales du diaphragme; lamentations, constellation et crainte de la mort. Je ne pus me rappeler en ce moment dans quelle partie de Jla Matière midicate d'Hahnemann j'avais lu des phénomènes analogues aux précédons , et l'état trèsalarmantde la malade ne semblait pas me lais(^ftle temps d'étudier. Hais j'assimilai eette forme de convulsion à une autre que j'avais observée sur des lapins dont je m'étais servi pour £iire de nombreux essais pour connaître l'action dynamique du camphre (i). Aussi je
(i) JRieereke intomo agU effetti produtd dalla eanfora stilTammale eûonamia^Uetera.ia et Jettera ^\Bolognay iSsS-iSaÔ. — Des extraits de ces deux, mémoires ont été insérés' dans difiérens joamanx ; on peut consulter surtout : BiUioteca itàUana , vol. XL , page sSa. -■- Omodeiy 4muUi dimtdkina^ toI. XXX, page loâ » et vol. L, page x3i. Jrehives générale^ médecine , tome XXI , p. z3i.
me^MeMhii à en administrer ,. et , ayant formé une solu'tion akooiiqne de camphre à un huitième » je commençtî' à en donner à lamalade une goutte ë^na une cmllerée d'eau toutes 1^ trois minutes dans Tinter valle des accès; après 4a sixième goutte 9 la convulsion eut encore lieu» mais eUe di^pa^rut bientât complètement.
Le lendemain, sous rimpression des mêmes causes» la convulsion vint encore tourmenter^ la malade; mais quelques gouttes de la solution camphrée enlevèrent jusqu'à la moindre trace l'àiGeiction nerveuse.
Par suHe de mes recherches àur Ifaction. àa^com*^ phre (ï), je m^ servis encore de ce remède pour une autre convulsion avec perte de connaissance » dont voicr
les principaux phénomènes : mouvemens convulsifs des paupières» des muscles de la face et de la langue; paroles prononcées d'une voix tremblantfiet ininti^ligible; contersiens des yôux et secousses de la tête de bas en haut» Les; deux personnes que j'eus à guérir sont mademoiselle F. Grosso Tacopardi, et madame Pantaloro, sage «femme*. J'eus lieu de me convaincre que l'homœopathie. présente des grandes ressources pour la guérison des-^ en^: fans dans une foule d'affections abdominales ^ et dans, la dentition I presque toujours accompagnées d'un état convubif plus ou moins funeste* Il serait trop long de citer tous les cas que j'ai eus à traiter » mais, le suivant. est bien «propre à démontrer que quelqu€^fo!s des médecins tièa^inalruits » malgré les observations homcsopa-
j. -I r 'JT-T . I : . 1 - "- • ■ - • ' — • ' ' ■^— — — — ^■^—
\i) Ottvr. ck.
Sa o]i«giar4TiiMi nuLTiQifis
tU^OM ^ te iMéseoteiit defattieux^seMDlMfcpttHi^ feMlimt àé&odîer ei à a{ipvécierlespréoe|plC6«lifi«èM;- IriMsdfUafaBeHiaBii. Une petite fitte de mtoimsm > d'une kMUM oompleitoD , fille de M. fedocteivA«C....t«ide mes amis dMlifig«ée|« éUit depuis ^elqnes inois en (rttiîe à des affections ga^triqnes donvBlttves » suite d*one den-
tilien diffieiie , el qui résistaient à r«ciion des lenièdes dkipatlûques dÎTèrs qu'on s'empressail de lui adminislnr« Le mal empirai sans cesse , je me tnHvrai par hasard chez mon ami , an moment do h dinte de quelques sasgiueS' appliquées k Tabdomen , sfrês Femi^oi d'un hoin , d'une potion d'huile do ridn , de djEStères antispasmodiques » etc.; fe trouvai la malade dans Tétat suivant. Remfwsée sur sim lit; tout en elleannonçaift l'apprortie de la mort , la pâleur qui couvrait son visage» ses yetoT enfoncés et livides» et ses pupiUes oaehées seos sesi>aupières; inquiétude » respiration difficile, état comateuK » agitation continuelle des bras > sue^r froide à la léte et à la poitrine , convulsicns semblables à celles des épileptiqnosy qui se succédaient sans rdlâche i le dos était renversé en arrière {opittkUonoi),ti les yeux dirigés tons deux ven le coin intérieur de rorbite, EUe était abandonnée déjà comme k une mort inévitable par. les médecins» c'est«-à-dire par son père« plongé dans la désdalbn, par i'iiabtlo docteur Costa» le Utftor deo roédeetns de la viHe, et par le docleor Lmandro. On me permit , comme une entreprise chifliériquey da lu domier mes soins. Traitement, 8uspâ«ion pour doux heures de toute espèce de ren&èdes y ensuite do deux
laquelle on a mêlé , pour huit once» h peti J»H^ d'ean/céemomt^/a l^â^ Lorsque k nditlkit a^Méa» eayi* i^tk dix heures après la prise daremSde , le ttHiâreOMUit ^onvnlsif des bras et Tétat comateux avaient œséé; mtài led attaqQesé|yiieptiqties,q4||^uemeî&s intenses, eont^miaietit encore. Je prescrivis dan^Ia même forme igm^ tia amara So% une petite ctiilletée toutes lesdetijchdttfe«$ lorsque là seconde fut prisé, les conrulsions eessèrMt entièrement. Une trailqnilKlé par&ite et un soffîmeil profond leur succédèrent , la chaleur revint , et relifiitit se néveiila lê lendemain complètement gudrie. Pendiaint qu'elle était plongée dans le sommeil , les piqûfes des sangsues s'ouvrirent et laissèrent couler le sang asset abondamment. Le père voulut attribuer à cette hémbr- Tfaagie accidentelle le changement heureux survenu dans^ la santé de sa fille ; mais il ne fit pas la réflexion que le calme , le repos et lé sommeil qui précédèrent Thémorrhagie n'auraient pas eu lieu ; si Tétat convulsif n'avait pas déjà cessé.
Encéphalite.
Mademois^le la baronne de GalcagBOrftgée de qaaém mois, d^une constitutioii en apparence foi^e -et i^ekoste» troisi^E&te .fille de parens riches , dont les premiers «n^ * fans avaient péri d'une maladie analogto , l'un gèfile, ti i'ftge de onze mois, l'autre du sexe féminip, à l'âge de sept mois, fut tout & la fois saisie ée conTuisions et d'obturation des narines , au point que t*allei«e«iettt, d^
SS OB0UIVATldllS PBATIQVES
TdBU irèft-difficile , ne poayait avoir iiea qu'avec danger de suffocation. L'ayant examinée, j'observai les symptômes suîvans : Tête tombante^ visage très-pâle, écoulement infect par les narines et par les oreilles» yeux caves et entourés d'une laige aréole bleuâtre, qui, en «'étendant vers la -base d^o^ propres du nez, figurait un cercle de lunette; taches rousses sur les paupières supérieures; de la tête s'exhalait une forte odear de fromage pourri; troubles dans la digestion, avec évacuations alvines )4unâtres , recouvertes de beaucoup de flocons caséenz; coryza; narines bouchées par d'épaisses croûtes moqueuses puante^, qu'il fallait extraire souvent pour rendre l'allaitement possible; convulsions des membres et sartout du bras gauche, qui ne faisait que s'élever et s'abaisser; état comateux parfois, avec les yeux à moitié ouverts et l'iris caché soas la paupière supérieure ; regard stupide , avec immobilité de la pupille ; veille et sommeil agité et inquiet, avec mouvement convukif des muscles de la face; soubresauts continuels; pouls petit et un peu fréquent. — Camamilla i a* mise dans six onces d'eau distillée et donnée par cuillerées à café de deux heures en deux heures, deux jours après opium So* adskinistré de la même manière^ firent, après six jours, cesser les eonv4ilsions et Tétai comateux. Ensuite l'usage de la ieUadonne 3o« et hepar talphuris cale 3o', employés de huit jours en huit jours, rétablirent parfaitement l'enfiint après quarante jours de traitement. Il est à remarquer toutefois que , pendant que je soignais l'enfant » la mère , qui l'aUaiiait» fut soumis elle-même à un traitement ho-
mœopathiqué , et comme une psore latente étak probablement chez elle la cause ^e îa perte de aies enfana^ je lui adminiçtraî plus d'une fois» selan les phépomènps mof-* bides , spir» salphuTs 3^ et iodium 3o^ ^
Ozène,
MadeioAciselle Zizza , âgée de sept ûqs^ d'une bonne constitution, était sujette depuis trois ans à un ozène rebelle à tous les traifepens allopathiques , et son n;iédecin» le docteur U.««> aivait déclaré le mal incurable* Appelé pour la soumettre aa traitement homœopathique, j'observai ce qui suit. ,
Le nez fortement déprimé h la «ature naso-frontale > à narine» très-ouyerles » à parois très-rouges et sèches, exhalait une puanteur iixi^pportable , qui se faisait senlir à plusieurs pieds de distance ; excoriations dans Tiatérieur des nariiies^ que je soupçonnai avoir le caractère d'uk^>^^s> ^ ^luelques aréoles bleuâtres que je pus reconnaître ; tous les matins; , croûtes dures d'un mucus condensé qui fermait les narines : détachées au moyen d'une tête d'épingle , après avoir été humectées avec de l'eau tiède, il y avait écoulement ^e quelques gouttes de matière sanieuse et puante. Ces croûtes étaient verdfitres à l'extérieur» glutineuses à l'intérieur/ et assez semblables à une matière polypeuse. — Traitement.-^ Auruni'io^, répété deux fois à six jours de distance» j^rocura une améUoraitipn très^sensible ; après ji/«aa 3o* et ensuite l'usage du phôsphorum ^o^\ répété de quinze jours en quinze jours , guérirent radicalement l'jenfant dans l'espace de deux mois. ,
%4 OBSEIVITTOKS MlàTïtîtJBS
Flhrei intermittentes récidives.
\ -,W. Mefti, lige de qaarante-qaàtrjB ans, d'anç coûslî^
iQtion faible, marchand fruitier , était sujet depuis Irois
ans à une fièvre tierce simple , gùi se montrait vers le
tommencement de Tautomne,^ et dont îe l'avais deux
Ibis guéri par le sulfate de qtùnw ; w^ troisième fois
)jd le' guéris encore 3e même, mais six semaines après,
fo fièrre irevint avec le* caractère èonUe tierce; après.
on émétique et l'emploi de quinze grains de sfilfàie' de
Quinine , il se. trouva débarrassé de la ^yte*
Thigt-huit jours aptes , 1^^ fièvre revint sôus la même forme (double tierce), et sans m'ap^éler, le' malade se gùérk lui-même par le m^e moyen. Quinze jours ^los tiaird , quatrième récidif e ; on m'appela pour t&clier de mettre fin à ce mais! rçbelle. J*eus alors recours h l'homœopathie , persuadé, sur les assertions d'Haimemann , que ces récidives n'avaient pas d'autre Cause que la faculte qu'a le quinquina de reproduire, à des périodes données , ses pliénomènes pathogénrques. Ayaùt donc . attendu l'apyrexie , f administrai arsenicum 3o* : je crus devoir préférer ce médicament, et parce qu'il est f antidote du quinquina, et parce que j'avais observé les phénomènes suivans. .'
Le matin , mal de tête semblable à la douleur que produirait une boucle qui serrerait le front : frissons par tout le corps et froid modéré ; nausées; et après quelques heures *, grande chaleur; sécheresse de la peau et de la langue, soif ardeûle, augmentatîoa du mal de
i 8UB L^HOMCeOPATSiPg; î$
iêUy çoul&^ét^àiêni »i ^av, Clients aionda^le^M r^ur Qubien^tye» après une fièFre de Kail^ hi^v$t$9 ^^ #ti^. ùpyritUjilé. Pâleur e£ aspeci jaiipâtpe , le }ila)ic d^ ^6^^ jparHcipant à ee(te couleur jaunie, lassitude géo^jr^l^.» fiiiblesge » soif el désir de boissons^ acides > sensaljpn d^ gonfldmetit au rentre » évQCuatioJti^ de ioâMi^r§« )auM^ très et infectes. *^
Lé lendemaio « malgré l'adipidistraMou du reipè4ç> l^ jparoxysipe revint coiuitie aupprayant', e( mw nie put liie. faire sjonpçonber que l'arseuic eftt prpduit le i^iu^ dre eifet. Gependanty sryaht appris le jour d'après if up I^ malade, cpptiiB ma presiDfipUoh , aFAÎt lia boduoeup 4e^ JimpD^de, je lui fis repretidre daus l'^pyre^^ie Ip me^me remjb'de à. {a dose 5o''. Le lâatin du jour suiva^ rep^rutle pai^oxys|pe*fébrfl05 avec frisions et violet^tf^' ilorripiiatioDs suivie^ 4'ûa vpinissep^pût spontapé ft ^bobdapt de matière^ jpune-verdâlres et ambres; m/ifp fie fut lô disrajiep, et'» Tbabllgidè morbide' un/s fcÂif. d^r ^l^uite , le malade ne tardg pfis à $0 ^rétablir* IjEuit joiir^ ^près » J'administrai ^/)îr. iu/yt^A* 5o% et Fijeti piçù ^f jôur^ après prit un leiot dû ^QUlé qu'il p.'av9it jaqpaisr ç^i dç l%a vie. Depuis tr.oi^ .ans , la fièvre n'a p«R? r^pf^ri^ (j,^
' (i)* Le doclear F. Arrosto, professeur de chimie au /çoJl^srpjQt à;IVf es9ine,inoa savant cçltègue et aini,quoiqtiVB opi^osé à l'homoeopa^hie, Touliit être téragip de ce traitement ^ Quand il vit la prompte et complète guérisan de Ftleli , ne pouvant croire à Texiguité de la ^ubstan^e médicamenteuse, il voulut analyser quefques globules d'arsenic qae je lui remis , maià it ne put y découvrir aucune traée de Ve^Listence de ce métal. ^ , .
96 OBSBBTATI6N8 »BATIQV£S
Bon À. Seuàierb ^ âgé de vingt^ix ans , prêtre » apr&s avoir résidé en^jualité de chapelain dans nn pays maré» eageax» fut atteint d'une fièvre quotidienne. Le sél de quinquina coopa la fièvre; maisr les récidives étaient d'autant plus fréquentes / que lè malade avait pris une plus forte dose de ce fébrifuge. Dans cet état il quitta sa résidence, et rentra en ville. Beaucoup de remèdes alIo« pathiques qu'on lui avait vantés et de nouvelle» doses de sulfate de quinine ne' firent que le rendre plus malade. O^iand on m'appela , je recqnnus les phénomènes
auîvans :
Dans l'apyréxie» (ace maigre et terreuse, bouche amére, langue blanchâtre, soif, inappétence, v«ntre météorisé, douleur pongitive aux deux hypAchôndres , dureté manifeste au foie quand on le^'pàlpait , Constipation et évacuations difiiciles qui n'avaient lieu que tons les trois jours au plus tôt, d'une petite quantité de matières ressemblant aux crottes de mouton ; en marchant, haleme couirte, fatigue dans les jambes, faiblesse et lassitude générale ; son!imeil agité. — Etat /Sbrile. La fièvre reparaissait tous les jours vers midi, précédée de frissons; nausées , soif , bouche aride , langue sèche^ et enfin, vers le soir , légère sueur terxiûânant le paroxysme* *
Traitement. Trois globules à*arsenic ( X* dîlut. ) , et ^^Qssallon immédiate du paroxysme fébrile. Siit joiirs après, noix vomigue à la X* iUL, donnée vers le soir, et quarante - huit heures après, évacuatiops fie beaucoup de matièros fécales. Lo malade fut com-
pléteinent guéri de ses ré.çidive9; et nié sa eon^tipa*^'
Affsctîon hémùHrhoïdalei
M. F. Strait^asen > propriétaire àJMloUaçamastra » figé de
tFeuteL ansy d'^inè forte constitution et déjà très-gras , à la snité d'une gale mal guérie se. tro^vait » depuis plûi» aiôurs atiûées , toiirmûnté par une affection hémorrhoïdale, caractérisée par le renflement et Tépaississement des vdnes'hémorrhoïdairQs »^^ai était accompagnée d6 constipation et de strangurie. L'usag^Ldes sangsues appKquées & Tanus presque chaque' mois » procurait av malade un soulagement momentané, mais lemals'aggratait : et il étailï fou)ours obligé de rapprocher peu à peu les époques de^'émissi6ns sanguines. Quand il vint à la vilie pour me consulter^ il présentait lessymptômes sui* vaw i Vertiges , idées confuses» douleurs pulçatives aux tempes y et comme si on y eût planté dea^ clous; visage p&le et boursouflé» contraction et léger mourement convaisif des paupières , bourdonnement dans les ereilr
(i) Le&deùx ipédecios qui le soignaient, les docteurs Storniolp •t Lia Scala^facent témoins de ce traitement. Quoique la. fièvre eû| disparu, ils doutai^t tellement d'tioe gvérisou qui avait été si prompte et si entière, que) supposant une iQfl,ammatioii lente des TÎscères abdominaux , ils lui conseillaient saùs perdre de temps d'appliquer des sangsues à raWomcn , et de prendre des potions purgatives* Le malade n'en fit rien et fit- bien , la santé parfaite qu'il avait recourrée I^i ÎD^pirait plutôt reuvieUe se moquer do ses docteurs.
9^' OBSBBFâTtOMf VlAtiQTOS
l6»i Itiigiie U(ai^trè II âmète, ar«c une «eQsallîbQ IdHii qu'il s^ftnhlftît au p^àlade qu'elle^ était raccourcie; soii et désir de boissons froides'. Le <inàtin , vomisseioent de matières;. g^ireuses et acides; glaires 4«0s la boqpbe* $itx hwres après dlMri^Toi«i^6Baeiîi ^ aUmens veQks, en tout (m nn partie>, avec sensatioo^ ië peacuHear k L'occiput; eD^uii;^iâseBcieut du bras droit/ et tortont 4a ^jgtaaaulaireet^dii petit doigt ( &7n9jptSmes q«ui dispCH jQaissent quaod le vomîssemeikta'étéeatfer) ; miHiyaîëei^ dJKCsCiQiis » renvoie acidtt& • flatuosiiés ; oonsli|^tioR | ewje coptimietts* .^'urinar, W urîaes pcupte^l^ gi^tte à g^t|e ^yec aentia^ent debrûlure à la prostate a jcfOÊik^è^ îsmu^m» aanguiaolootes , toujours. teoublea, êédiËQût^ t^esetiBOfcieuftes; f^Ipitatbns du C€stur«^u4dd nrlèNt gg^liaxiaes après b r^os oa après le Cc^; Vf^Iens désir*. érl^tiq/m^f surtout Ja Auit ou le loatiâ.att iBoa^eot â» ijl^éiU sMtiment d'jQpp[ressi(tti. à La poîtjfiue qui oblige*^ 1% xmhA^ h pousser de lougs soupirs; eqgeurdisseifteiil d^ttsle^^^ules^.eft foùrimUesieQt qui s'éteaddea htm àteipte là l^guettr des jambes ; soubresauts et oaticliM»' mar au commencement du sommeil; lassitude, faiblesse^ sentiment de langueur dans l'estomac qui force le malade de se^serrjer avec une eeiature ; somaoléâce- babîttieUe « besoin impérieux d'uni spQimeil phileogé;. bâiltem«i»^ frfôsôîi^, sensation de froîd^^dan^ le mois d'aoûjt); in^tiiâ^^ tude, agitation, dégoût de liai vie.
Je lui prescrivis nux vomica âo% qu'il i»ppît encore huit jours après, 3ô% et don{. ilçetira de gri^nds a van-, tages; cnsmiQ su,lphur, graphites, êUÏvea, 3o% rétoWkeafe
4€tB3^1éte]3l^tla^autéauboat,dé deoiLHUMS, et firent disparaître aussi celte excessive dbétà^ , ffà oplte1|i«^ aietft eyi(il.|i&e6ause xnorbifi^oe.
.M. y^ TarjdUi, basse-taille^ â^ d'em^jcca seUantei mi 9. d'un t^d^pés'^mMt biHoso-spngiiui, d'ane e<mslita*< fbà forte; BMigri^sait; depuis plqi^eiJirs années^ pnvw fë'ît4*«jitc^iH6t ^ des àffeetitms gastro-'hép^tiquM/ s^éi Q6iae'ràM«A]^, e4 b^dq^, d^qs t'Aé^ alteîotr d%*^ fiaÉpwtttÎQBS ftîgtiës dtt fuie * qaê l'^ft QOqabftUftit Ipufoafi ^Jës eaigaéi^liéoér^s el lopal^S/ et par la laé&odA lÉitipUegisti^ue^ Cette maladie «e fli sentir p]io9 ftte^ ar^bt dans r<$|édb ]i^5 ; U m'appela » «t voiei te» fliéir BoMitoeff meri>idt8B { Gbfdeittr içtéilipicliy le blfS(lc;4s* yèii& yaiiim-Yi^dMre^.dispilis^ 11^¥l^^ tecAs poiei t pwfaeé » i;i6,¥e0ii1t Se det|x bènre^r en deiDl lieilrefr (anl^ ^é rdsage 'dés bâîm -i de» ^dioas eelmiNUes i e» ^eetin^ très remède» AUepalhiqiies)i doitléa]« presahe detaiéher»' ^n^yLéïAà ^ celle ^ue ferait éptofiifi^ im kaiidiBaa rarré aoK tempes y dioolBiir pnlsalire; oeteûw de oo'èpi^ de dÉaittMn^ «nseitât après le TomtsseiDiQiit; 'Lanséè iMbs» tl^hfitre, rôujjé; à ses^ bordi^i ^t pcteide date la )»da^bé| 8oif> rfésîr dès beicrsol^s frMAe§ et ateideasi^wids éi ^miUÊÊèé, de brûlure à Pèpîgàitre, sAilajé pèi» Il VtftiaSssèïûent. IWulettr et dotelé à l'bjT^cbimdre dr«f . f^rtsënaàrte àu touohef j akéoWen mé^#né'» eomlipa^.
4o ÔBSEBTATIONS PBATIQtJES
peau sèche; tantôt chaleur insupportable , tantôt firôid aux piedi^ ; poub f^rile, mai& petite insoittiûe. Traitement : f^eratrum alôam Sa* , dissous dans huit
onces d*eau , k prendre par cuillerée après ehaqtfe romîssement. Le Tomissementreyiot/ciaq minutes après la première cuillerée , avec des ejEforts yiolens. I^e ma- Tâde prit une seconde ouIDerée> deyint câlmie » et netarda pas h s'endormir. Quand je lé revb 1er soir» '9ix heurés^ après ma première visite , je le trouvai tranquille , plongé dans un sommeil profond / ayant unô mcitenr générale^ %Ia peau. Dans le Tait, il dormit très-btea4ai]të la nuit» et eut de si abondantes sueurs qu'onie changea froialirift de linge. Le lendem^ûlni il- se trouva tdUetÉwt soulage» qu'il disait qu^il n'était plus makde; et en effet rte poulii était naturel et il n'y avait plus aucun sentiment de^oo* Ieor« ^eui vomka So" , dont il fit usage peu' de lempa après» et splritus siUpharU S'a*, le rétablirent crâ^Jé^démenti Quelques semaines après , M.,TaraIli eommraça è reprendre^ du corps, sa bopne mine lui revint ^ et v<»là trois ans quil n'est pas retombé-malade.
Mon ami G. Calfapietra , propriétaire, %édeving|* èuit ans, d'une constitutif forte , maisid'un tempéralâe&t bilieux, âait sujet tous les ans,vecs le comsience-' ment de l'étév \ urne liépatite des plus /aiguës, qui 4e condamnait à garder le lit pendant plusieurs . semaines» 11 s'était omfié au péril de sa vie à' un médecin ^Euneux dans la ville ^ qui le traita par d'abondantes «aignées gé<nérales et locales , p»r les bains qu'il proscrivait (roid et Mt fois ji^t jour, et par une mttftipU^ de f«||iiM0» *P
6UB i.'àaMOBO^ATHIE. ^l
r^èt le plus opposé qu'il ordonnait }| tout priDp6s,.et qoi y pour mettre les choses au Blièux , se neutralisaie^nt au moins les uns- pat les autres.
Quand je le vis pour, la première fois en i835, (rois jours me suffirent pour le guérir radicalement : queir ques globules dé ^e Saint-lgnape 5o^, él la npix vo^ miqué 3o* /furent les seuls remèdes^ employés. Ypiciles s^ptômes principaux de la maladie.
^orte céphalalgie 9 comme si deux dons étaient en-* fbncés dans les tempes , pâleur» langue blanchâtre et chargée» abondante sécrétion de salive» nausées et envie de yomir» dégoàt des alipiens » renvois aèides , contrae- Ifons spasmbdtqûes à l'épignstre , sensation douloureuse àé contraction et de tension àï'hypochondre droit» coK<« ques pongitives et lancinantes à f abdémen qui forçaient le malade à se courber en avant » constipation et désir d'évacuer les matières fécales , évacuation fréquente, des nrînes; engoûrdiséeihent douloureux dans tobtesies articulations et dans celles des genoux ; craquement coAtiniiel sensible à la main » avec développement de cha* leur; dâ»r irrésistible du bain à chaque spasme vidlenl de i^abdomen.
A pbine guéri de sa douleur spasmodique » M. Galfa:pielra ne voulut {^ns suivre aucun traiteitftot; il n'en fi|t pu moins exemptr de son * altaque l'année ^ suirjtote. Gependaftt» vers la fin du printemps de i835»il prouva des ireubles dans lcis fonctions digestives » avec coiMti* pfUion » pflleur et craquement dans les genoux; mais h nàisQw&nUfue , puis le^^oaifre, éloignèrent tM».ces sj»^
49 OBSE&VATIONS IPBATIQÎIES
ptômes p et il fui prompteme&t ramené à one saîilé pir^ fait»*
Affection syphîtititiùe.
. M«.««* {>.•»> ègà de yiogt-huîi aû8, caiÂtaiii6r»d'«i" &iilerie au service du roi des deox^'SîpHes , apriiS qd co'jl ioapor, côntractfi un'Qlcère situéaudetoeus da glaud et de Tinvolupre du prépuce ; comme il ji'était paç tr^ douloareux, il ne voulut entreprendre aucun traitement, qt il aima mieax l'abancloniier à luî-xoême» Qxdnse joors^ pbi$ tard^ qucô^Q^ T ulcère fût resté statioaaîre« il cpol meoça ^ souffrir d'un engorgement gbtndi^ire^ prin"» cipalemcnt dans l'aine droite. Lediic-buiti&qaejour, il .m dàtermias^à me demi^nder tes secours de Vb^. Outm Vulçère mentionné ^ j'dliser^iii un etigergôment à Taine
gaMbe^ etàdroi^ un biibon déjà formé de la g^osseuv d'sn o&uf ^ pigeon» dotfloureux au touclier. Je loi prescrivis mtrcurius sclubilis So^, qui fut répéti huit joura nprès^ Ap quioziènie Jour du traitea^ent» ruleëffe av4tearïèito9ftéot4îsps^r«, rengorgeoidanià V^vl^ gHutriiea'wiataitpfaM/nDii'ptCifl quio la di>tttei»^ j mm U droite le bubon avait pris.iin accroissement eoiiaidék^n bkii^tt él«ft dtt TeltMBoe d^m gre» cmlf i6 po«dè7 el il éWit blldbé îreiii k pttiî^ to^énevre : il était forik génanfr pew ié'malade , et H çcc^iovait dànis cette p^ioa uMte lèmeor fertdoalooraase. Je eontiaiiaî moty niêaie traitetoent iiaitîsyphifMque , seulement je preécrivift ie'.mer-' ^VB ii^uidé au Keu dti tnerci&ce spiàb^k. A{frè9 f ia^Mhl;
jmtêèeiwiàikàmii, le Itibèn s'était ebo«e f^kit^'
men^ développé « U.surpftSMU la, volume, d'aiie groiae oifange^Gt il laissail s^alir de la. fluçkttajtlon« LajieÉH» r^ritll^ 6^ ittinlaiite^ l'éiait tellement étendue qa'etle m laiiMii , ateo ha élancèmeiis et les.luicniations trèt*^ ddiilo|ireu$e0 , ni réposr ni position passable a a pautre ibalajde^ . JVdfinnîstrai alors hepar sulphuitU 9o^; flffti» kl malade pr6fi|rait l'ouvertore de/la Kimeur atf ttiey^it^ d^bîalatiti^ Vn çUrui^iea, ftit çré.vei|fi ei coûvinlaiyeé Hfot de Frair|jr datts titMa jours., Gependaiil^ après rettÉ- ^•i^du fuie de wuffe^ tes deiflents ^'étaient p]^es<|ue M* t-tInreiDéitl <!;alinée8 4 et le malade pot Irepose^ toutes ter BQits qui '^i^resté Au joar fi&é» je fevb te babon atéo ■aon infoMuné anai.lo chinirgiea Â* lifeiruU^ (n) ; (t tâd pArat «B pou déprimé* et je soupçonnai qiiHl y aofitil gndriapn spontanée. Je communiquât ma pettsée ft ttiéfei ami; en le priant de retarder de deax jotm è«ih ^Im^^i tien. Il consentit facilement à avoir pour moi cettp cpndescendance» d'autant plus que le, capitaine ne souffrait pIuifjOMds Use prit à i^ira.da'moB espoir|^4aiMfe«iUhit uM^pnre ilUiisioa. Nous^revtnoips daui^ jouira plu tavdi mkaU la tiinMor était ea4)or» ^^ipiloée «t> ue fféiei|taHr plus ff «e peu de flfictuatîeb t ee doditk ohiraiigiea «â*.. peîw )l«Ma^eoi^9 <t sur 1' Jii:^possib|lité » aeloé kii ^ d'une pareille résolution > ii îUgeft cM; affaisseiiieiitreffist d'mw^ &iipp«Hta)toa tomj[^è,te> etr il n ea îniaslait jfaèdavimlÉlge plHir t'««^tjpvtiiÉe..Je€Oflabattts obstiàémedt sonupâai^o^
AÊ,m.m<»\^ A^\ ■■■ i *■ '.ni i|^ nu. mi ■< ,i ' .1 1 ; , i-i '■ >■ h.ia i > tlWVfrWh'
(r) &.!Ktrtrife, trèà-JBUift êtltore, a i\i fàvi à \^ scièttdé ètàVèi'
44 OBSB&VàTIOUS PEITIQUES
et lejBiali^e s'étant rangé à' mon avis » elle fàt remise Wr core à troi3 jouriL, à jaaoins que quelque accident ne la hfit^t» Quand nouç revîmes la tumeur pûpr.la tpoisi^e fbia > le chirurgien fut de mon ayis , et crut h là résolutien, s'émerveiliant d'une chose qu'il n'avait jabiais obserrée auparavant, \iexk qu'il ftU chirurgien de l'hôpital militaire. Jeprescrivis une nouvelle dose àefoie (U soufre 3o« ; le douzième^iir après ^on administration (le trentehuitième du traitement ),^e bubon avait.entièremenl di$j^aru^etle malade fut complètement rétabli. On con«naît les effets admirat]2ler~du foie de soafre,àm8 les en-gorgemens des.gland63//âes gland^ ingoipales surtout , arrivées K suppuration. Cependant Ja rés^^lution d'un bubon arrivé à un très-grand volume , dans l'espace de dix jours , n'avait pas ençore^été ob^eryée^ que je sache» dans la pratique homœopaHiîqtte.
Angine toniillaire^
Dans tontes les affections aiguës de la jgofgd, le traitement homœopathique eat de la plqs haute eflBcacité. Vingt^uatre , trente^ix ou quarante-huit heures au pliis m'ont toa|ours su£S pour laire avorter lu maladie* Je pourrais présenter beaucoup de cas de gu^érisonr de tous genres ; je me cQi^nterai d'en citer un seul.
Depuis. bien des années^ Madame TaruUi » maltresse de pension, était sujette (suMout aux changjdmens de saison , et lorsqu'elle s'exposait tête^ nue à l'air frais ) à de violentes inflànûçations de gorge , p0ur les^ieiles eUe étttt condamnée à garder te litde douce h Tii^}oa»»
sua t'fiOlKfiOPiTHlB* 45
nMgi^ de larges saigaées et rapplication reperde sangsues. Ters là mi-octobre i854> elle fat prise de son ôial accoutuiûé; mais cette fois, à caisse d'une bonne guérlson fabmœopathiqué obtenue par son 'mari (vêyez page Sg), elle réclama les Secours de la nouvelle .mé* decine. Quand Je la vis /elle était prise depuis iringtquatre heures; il y avait refroidissement accompagnéde malaise général, mal de tête, coryza, pesanteur doul.oureuse dans lesv articulations , douleur très-yiye dans les oreilles '^et sensation de sécheresse du gosier. Pendant la nuitrétourdissement, frissons, fièvre> difiKculte d'avaler. Le matin je remarquai les phénojOlènes suivans : grande céphalalgie^ côlnme si la tête voulait éclater, yeux rouges et lafmoyans ^ visage enflamma et bouffi , parotides un peu saillantes et douloureuses , bouche empâtée de mucosités épaisses, langue blanchâ* tre au milieu , rouge sur les bords, difficulté pour écarter les mâchoires ; les parois internes de la bouche» le palais, le gosiei:, le voile palatin, la luette , la tonsille droite , gonflés et rouges ; le gtnflemftnt de la tonsille se sfeiitait très-bien à Textérieur. Difficulté à parler, vois nasale; difficulté à avaler une gof^^e d'eau sans danger de suffocation ; respiration gênée, fièvre , chaleur brCt^ lante & la peau , pouls tremblant et dur.
Traitement : Belladonne 5o«. Yers huit heures du soir i soulagement notable ^ les parties internes de la bouche Sont moins gonflées, la;iiièvre et le mal de tête sont niodérés., la peau est couverte d'une moiteur vis- <|afHise; assez avant dans la nuit ^^soiomeil interrompu
46 OBSBETiTlMS ^EATIQV^S
fftrfiiB soflfgo^ funeMes » agitation , senltii^^nt iosôppor» kflitte de chatear. L« matin du jour suivant état à pea
près semblable; cependant le pouls sembla plus firé-' quent » la tons lie droite paraît un peu dimiAuée , mats là malade se plaint do picot^nens et d^élanèémens à la partie opposée* BéUadmne, répétée à-Ifi dose 3o^ Vers inidi,' exacerbatioD' de tous les symptômes, précédée de frissons ; inflammation manifeste de la tonsilie gauche, agitation , difficulté de.pârler, abattement. Vers le seir, éliwrdissement qui va jusqu'au délire; soliloque^ fièvre violente , p&uls très -> fort ; sensation d'étranglement , Mspiràtion pénible , peau brûlante , mais humide. Vers dix heures du soir, asséupissement , moiteui? qui bien* tôt devient une sueur abondante et dure le reste de la nuit. Le lendemain, pouls naturel, et cessation de tout malaise^ Il est à croire qu'une exacerbatioo si violente est due à la belladonne ^ donnée peut-être à dose un peu forte; mais }e dois dire que la gravité^du maflme fit un peu balabeer dans mon traitement; et même Je soir je ifus sur le point depresci4re une large saignée et Tappli* eation de nombreuses sangsues , ' si la grande chaleur de la peau et un cerlain état de boursouflure è la peau ne saTeussent fait espérer une sueur abondante qui survint en elTet.
j Pulmpnie»
L'opinion générale rfcs médecins allopathes de chaque école , est que , dans les inflammations pulmonaires , on doities plus promptes guérisous aux émissions san-*
guinâSy tant générales que partielles, pratiquées surtout > au début d(^jla maladie. Et cette idée est tellement ac-** créditée chez le. peuple, que, dès qu'on vient à parler d'homœopathie, la première question qa'on.vous adresse est de savoir st avec la nouvelle méthode on prétçni guérirpromptement sans saignées lesphlegmasies aiguës des viscères , et surtout celles des poumons. Ma réponse se trouvera dans les deux observations suivantes , que je prends dans les dijBférens cas de pulmonie, que j'ai toa« jours traitée avec un égal succès. La première de ceV observations montre le premier degré de pulmonie appelé engoe^emen^ par les modernes..iilIppàthes. La seconde, le second degré ou Y hépatisajtion. ^
N. Irrera, fermier, âgé de vingt-deux ans , d'une constitution robuste , s'était livré à un travail excessif pendant une journée de janvier où le vent soufflait N. E., et revint chez lui avec un point de côté; peu de temps après, il éprouva des frissons et s'alita; quand je fus le visiter trente-six heures après , il souffrait :
Douleur de tête avec étourdissement , point de côté aigu, inspiration difilcile .et provoquant des accès de toux , respiration accélérée , toux , crachats visqueux rouilles de sang, voix haletante, percussion de la pof* trine sonore sur tous les points, Tauscultation y trouva un râle crépitant vers là partie inférieure et postérieure du côté gauche; déctibitus sup le dos, fièvre ardente, pouls fort et fréquent, teint enflammé, joues vermilloii- Biées , peau d'une moiieur visqueuse , et langue chargée rougeStre aux hoï:i^.^Aconitmn 3o% trois doses pour eh
48 0BSERV1TIPN8 MlTIQtES
doBQer one^eîdeiix en deoxlieures. Le jour suivant » la
jGèvre avait cessé > la douleur du coté ffauche était à peine sensible , la respiration facile et le râle crépitant presque disparu ; j'ai su que dans la nuit ïe malade avait pu dormir, et qu'il avait sué beaucoup. Le lendemain, complète guérison. ,
Madame J. Santoro Galàtti , âgée de soixante-quinze aps, d'une constitution grêle, et sujette depuis longtemps à de petites ajpTections chroniques catarrhalés, s'é- *tant exposée à l'intempérie d'une journée pluviease et . froide du mois de mars , fut saisie de frissoti et d'un resserrement douloureijx entre les épaules avec gêne de respiration et forte toux. Au bout de cinq jours, se voyant toujour's malade et ressàissie par le frisson et la toux, elle me fit appeler. — ^Phénomènes morbides. Pression douloureuse par toute la poitrine , fort point de côtë au sein droit qui arrêtait la toux et tes , inspirations, toux continuelle et. coupée, percussion sourde au côté droit, sonore au gauche, râle crépitant à droite, mais qui, à la partie postérd-inférieure et droite,' rendait insensible le murmure inspiratoire , léger râle crépitant à gauche , crachats visqueux et rouilles , alternatives dé chaleur et de froid, visage livide, maux de tête pulsatifs aux tempes. J'ai déclaré à la malade que je la traiterais par l'homœopathie, à quoi elle s'est refusée, persuadée qu'une saignée la guérirait radicalement ; la saignée eut lieu, le sang présenta une couenne lardacée ;
elle continua aussi à prendre des tisanes d'orge; avec
toul cela, la Quit o'ea fui pas moias pour elle aghée et
SUR L'EOBiaSOPiTfilB. 49i ^
Pénible. Quand je fus rappelé le lefldémain matin ^ j'observai rexftspék^aticm suivante. — Etourdissement de tëto Irès-viofeat , vis^e enflammé , langue aride , parole e»trçcoupée^ dyspnée, fqrte oppression, respiration haute» toux impossible mais fréquente, crachats ^hit^neuit jaunes, rouilles, se détachant difficilement; son mat en différentes parties de la cavité pulmonaire droite , et auscultation presque nulle i vers ^a partie gauche infé* rieure et postérieure râle crépitant bien développé; décubitus sur le dos, abandon de forças; abdomen méléorisé, et à Tépigastre douleur aiguë très-srasible au loucher; fièvre et chaleur brûlante de là peau^ pouls très-fréquen|et très-dur» Dans cet état alarmant] e n*ai point dissimulé aux parens de la malade que sa vie était en grand danger , et que l'emploi de l'ancienne méthode thérapeutique serait fatal, ^ atleudu la grande quantité de saignées et de sangsues qu'elle prescrivait pour apaiser rinflamniation intense des poumons ^ et d'ailleurs . 1§ vieillesse , la Constitution grêle et faible de la malade ne pouvaient les faire tolérer. J'ajoutai que l'emploi de la âiéthode homœopathique m'avait parfaitement réussi, toutes les fois que je l'avais e^mployée dans ce genre de matadle, mais <^e dans la circonstance présente, je n'oserais me promettre un semblable bonheur. Toutefois la famille de la malade, et la malade elle-même, s'en remirent entièrement à ma discrétion,, et je prescrivis 8ur-le-^thamp aconitwn 5o", dissous en huit onces, d'eau distillée, pour ^ii donner une cuillerée de deux heures en deux heures. Six heures plus tard la malade
5o obsebVations pratiques
me parut beaucoup mieux; la dyspiiée était diminuée , l'état fébrile moins véhément , et la langue humide ; je fis suspendre l'aconit. Six heures du soir. — Nouvelle exaspération, état soporeux , réponses évasives : bryonia 5o^ en une fois. Loquacité délirante dans la nuit, inquiétùde générale : surlendemain matin , la maladie empirait encore; état comateux » la malade s'éveillait à ppine Iors<|u'on l'appelait , langue sèche» fuligineuse > tympanite» respiration haletante. Cependant la percussion so' nore de la cavité gauche subsistaitencore» et le murmure respiratoire du côté droit me semblait en tant soit peu sensible : du reste le déplorable état et le décubitus m'em-péchèrent de me livrer à des explorations plus exactes. Vers une heure après midi, j'ai administré le même remède 5o% dans une cuillerée d'eau , et la malade est restée dans le même état jusqu'à dix' heures du soir, . moment où elle sortît de son- assoupissement. Alors elle demanda de l'eau pour boire » et se plaignit d'une grande lassitude et d'une extrême faiblesse; elle voulut prendre un bouillon qu'on lui apporta aussitôt. Après cela , sommeil tranquille, sueur abondante, beaucoup de déjections alvines jaunes verdâtres et très-fétides ; le lendemain j'observai une amélioration si rapide^ que le joiir suivant (quatrième du traitement) ,1a fièvre était lout-à-fait cessée, ainsi que la toux et la difficulté de respirer; les crachats rares, faciles et d'une nature tout-à-fait catarrhale; la cavite thoraciqne sonore et les parenchymes des poumons bien perméables à l'air inspiré. La convalescence dura douze jou^'s, après quoifa toalade a jôuî d'une pleine santé.
SUR l'homqbopai^hie. 5x
Trois confrères et amis , messieurs les professeurs ' Cocco , Arrosto et Maisano (i) , ont été témoins de cette importante guérison.
(i) J'avais invité les deax premiers parce qu*ils m'avaient ma*
' nîfesté le désir d'assister à quelque traitement homœopathiqu^
important. Pour le docteur Maisano il avait été appelé comme mé-
ckçin atip^ès de la malade « mais • n*étant arrivé qu'après mol , el
le traitement booaueopatltiique étant déjà commeDcéf il.s'abatintf
sans doute par urbanité, de donner son avis sur la maladie, maia
il demanda la permission de continuer ses visites pour observer
comment les choses se passeraient. Ayant vu je lendemain Texas-
pération du mal , il déclara franchement aux parens que la malade pouvait encore vivre un jour au plus. La guérison était complète^ lors(iue les parens lui demandèrent ce quMI pensait de ce teaite^ ujent heurçux:' « Je ne vqî» là qu'un pnr hasard, répondtt-il se* n cbement,le docteur Scudéry a voulu jouer à la loterie et il y » a gagné. » Loterie soit , mais il faut convenir qu'il est fort sage de se hasarder là çù se rencontrent des chances aussi peu trompeuses, et lorsque les allopathes sont forcés de désespérer de toutes leurs Ressources. J'invite donc mon confrère, du reste médoDin très-distihgué et de grand mérite, à bien vonloir lire ces observations, i éttrdier les ouvrages du savant vieillard de Coethen, à expértmenteir l^ remèdes homéopathiques,, et à me d;ire alors s!il. continue de regarder nos guérisons comme des effets du hasard. Au reste Tur* banlté du docteur Maisano n'était qu'apparente; il pensait ahvs que je ne sauverais pas la malade, et il se repentit même d*ei^ avoir montré; ce qui me fut prouvé dans un cas très-grave de tétanos avec trisme des mâchoires où je fus appelé, et dans lequel je détlara'i que le malade ne passerait pas quelques beures , si Fon ccyntiniiait à loi administrer les fortes doses de sulfate de qiiî« smcf cru le remède infaillible* Le docteur VéîKil obstiné et même'
Enfantements .
Madame (>i )•..•» âgée de trente 9ns environ, d'nne conslitulion forte» enceinte pour la première fois et au terme aIc sa grossesse, fut surprise un matin par les douleurs de l'enfantement accompagnées de convulsions et deviolens mau3& de tête.. Un médecin appelé à son se* cours eut l'idée d'opérer une large saignée au pied, afin de déterminer au plus vite Taccouchement. A peine la saignée eut-elle eu lieu, que toute douleur cessa et la malade tomba dans un état comateux, avec ischurie spasmodique. En cet état, on mit en usage beaucoup de moyens thérapeutiques qui n'eurent aucun succès, et déjà lé médecin, désespérant dé la sauver, lui fit admi* nistrer les derniers sacremens, et fit demander un chirurgien pour pratiquer, immédiatement après la mort, l'opération césarienne. Quand vers le soir je fus appelé pour la visiter , j'observai les phénémènes suiyans : Cmnasomnolentum; étant appelée plusieurs fois et excitée au réveil , elle s'éveilla un instant, et sans s'inquiéter de son état, répondit brièvement aux questions qui lui furent
avait refusé une conférence » et le malade mourut dans la même nuîc. ' •
(<) Dans mon joui^nal je n'ai pas écrit \é nom de la malade^ rt^ais à sa placé il y a ce rensèîgaement: femme de chambre det madame i^ardi, au service de laquelle je ravàia connue arancson mariage. Ce fut sa maîtresse qui me ^i appeler.
suB l'hûhceopjlthie. 55
adressée» et retomba de siiite dan^ Tassioupisseiûent. Sa figore était enflammée et gonflée, et sa bouche se refusait (par bonheur) à prendre aucun breuvage médicinal. Gons^ tipaUon toute la journée. Impossibilité d*uriner. Sa peaa était hmnide et généralement enflammée. Ses cuisses et
ses jambes œdémateuses et pleines de varices. Je réussis
un instant à lui faire ouvrir la bouche et à y introduire trois petites sanspareilles d'opium douzième -dilution, à, peine deux heures s'étaient écoulées que la malade com - ;mença à se plaindre de son état, et appela du monde pour Taider à se lever et à nriner, ce qu'elle fit avec beaucoup de facilité et en abondance. Peu de temps après, elle alla à la sellé, et les douleurs do Tenfantement recommencèrent. Le travail dura toute la nuit, et le lendemain matin elle accoucha d'un enfant robuste et vivace. Son état puerpéral ne fut accompagné d'aucun ^cident, et la malade se rétablît bientôt»
Ophtkalnuei aiguêi*
6* Gonti, jeune homme de quatorze, ans^» élève du sé^ minûre de la ville » d'uR tempérament robuste , fut ppa tout A coup d'one grave, inflammation aux yeux, eatisée par des vicimtudes atmosphériques. Au bout de Irois jours » ses pavens le firent confire clîez eux. On appela le docteur CrisafuUi, qui ordonna do suite une grande quantité 4e sangsues^aiix yeux, des épiapestiques et. des remèdea dans l'intérieur. Les parens , par sufte de |vé|ugés populaire^^ se fefosèrént à c» ir«itenMat,
54 OBSBEVATIONS PRATIQUES
surtout à rappHcation «es sangsues , et le docteur déséspérant de pouvoir lui conserver la vue par un autre moyeu» déclara le péril aux parèns » et se retira.
ie fus alqrs appelé, et j^ai observé : Céphalalgie grave» déchirante» pression douloureuse sur lès or&ites et pulr dations comme des coups de marteaux aux tempes; les paupières si gonflées qu'elTes tenaient les yeux entièrerement fermés; dans l'intérieur» la sclérotique tout enflammée et rouge faisait une forte saillie autour de l'iris; la cornée même était un tant soit peu opaque (surtout à Tœil droit» où Tinflâmmation éjtâit plus vive). Les objets n'étaient pas bien distincts et paraissaient au malade comme couverts d'un nuage épais. La lumière dii jour ou de la chandelle étaient intolérables» ce qiiî roDligeaît h rester dans l'obscurité conipTèté. Le moindre changjei-, ment d'air dans la chambré, ïrf moindre exploration du médecin» ou l'approcËè de ia nuit causaient de grandes soufirances. Insomnie ou agitation dans le sommeil. Etat fébrile qui àttgiâëntaft le sbir. Sensation dans l'intérieur de l'œil droit» comme s'il voulait éclater ou sortir de son ùtïAle: S^nmimM dkm tei A^d^ yeb^» 6omm« produites p«r la pMsmc«r de^i^rfn^titf èMifWt» les paufHères. Je kit donnai' deutféttts'^iilej 4b èk^ momille» iixfème cKhierev; qmjtfi^Tipèlsét ^ptbêêëtt heures. Le lendem^im» finilâifiniÉll^n; était bëaïuèbâp apaisée et la sciérotiquê déprit]^ée;'Ëiak h douleur è la tête eiauxyenx subsistait encore. Vers le soif, la lùalir *e eut encore ane légère augmêntdtiom Je donnât de VêcUb ph^phoriqne» èwx globules, trd|if|èi&o dj^ôn.
SVB l'SOMCCOPATHIE. 55
La nvïitfat tranquille et le sommeil paisible^ etTaméfiojratioDy dès ce moment, deyint si.rapide, qu'au quatrième jour du traitement, il se trouva tout-à*fait guéri. ' Quelques m'ois après , son père, M. Giovanni, sans aucune cause apparente, fut également pris par une inflainmatioh des yeux. Lès symptômes étaient : Céplia-
Idtgie frohtale avec étdutdîsiieinent et pression aut ten^
pès; iÀflammation intérieure dés yeux aveé Abuieurs
insupportables, tension aux paupières, pbotophobie •
écoulement abondant et irritant de mucosité* par les
paùj^ières ; larmoiement coixtinuelj brûïure prurigineuse
atix yeux, collement des paupières le matin, nuage noir
jfe'^ànt fes yeux, constipation habituelle, moral abattu et
inqiiibf. L'aconit donné àii ëommencément produisit
un soulagement passager. La camomille donnée ensuite,
Sttfvie de là noix vomiquè, ne produisirent aucun effet'.
EUphraslày et trois jôdrs après catcarea carbônTcd^ au côn-
f^aîté proâUisitent dès effets salutaires; et au dixième foiir
"&' fragment, le mahdè fiit guéri.
Disphaigîé nerveuse. ' "
; Ea teUve Hxsd dîf mëâ àiiEiis^tif eblifrèires tfôH ti^Sli arec beaocoôp de réjtotatioQ , oxcfMé sa profession - 8 li Forza, à id H^^de M^ssiiie, le dik^teu^ a«...\ thi A donloureosement accablée de la perte j^rématàrée ^a 80B Uarî, qu^ette chercha le moyen d^attentèr & ses jours, ^pi^dciénx pour une nombreuse et jeune famille. iij?'iibfllâsi%âfs tën^i^rës' rendueâi in^âctioeiis^^
56 OB$£BViTU>NS P&AlTIQUES
par la vigîiaùce de ses parens, la dame A s'abslial
totakmeot de toate nourriture ; mais quand au second jour on lui fit comprendre , par de sages avis , le besoin de conserver sa vie pour ses enfans , elle se détermina , jiar raison seulement , à prendre quelque nourriture , quoiqu'elle n'en sentit pas le faesoia et qu'elle n'en eût j^as d'ailleurs la volonté. Tout était inutile alors. La moindre goutte de liquide introduite dans sa bouche déddait des quintes de toux convulsire îrès-yiolente, avec danger de suffoquer. Elle continua ainsi sans prendre de nourriture pendant 35 jours t Seulement, pour empêcher le total dépérissement , les médecins ayaient ordonné de temps en tepips dtos clystëres nutritif et excitans , qui n'ayaient aucun résultat , puisque ou ils n'étaient pas reçus , ou ils étaient de smte rejetés. Ce* pendant toujours en force , et contente de son état , ma* dame A attendait la mort arec résignation; ses patrons cherchaient au contraire tous les mojfens de la sauver, et au trente-sixième jour , l'amenèrent à Mes» sine , trajet que la malade voulut faire sur un âne , et qu'elle exécuta , contre toute probabilité , dans l'espace d'un jour. Le lendemain de son arrivée , en la visitant ^tec d'autres confe&res , oi^tre la di^hagie v j'd>6ervai fe pouls trèn-petit, rate, cependant ass^ de force musçolwrepqur agir encore et recevoir 4^ûut. Sa figure ét^ amaigrie mais non. abattue , sa langue un peu sèche et bl»ichfitrè. Dans l'estomac une sensation de pesan* teur et de chaleur. Aucune ^nsationi de faim ou de soi(l lia région abdominale un p«u météorisé^ p qaçjflo pe^
tUe évacuation y toasles deux ou trois jours « de matière noirâtre et sanguiaoleûte avec ténesme et brûlure à Ta^ nus. Je voulais ras&ujettir de suite à Thomoei^athie ; mais les parens n'ayant aucune confiance dans ce procédé ÎBvitèreqt beaucoup de médecins en consultation. Dans les différentes opinions émises » prévalut celle de la galvaniser et dUntroduire une sonde dans Tésophage par les narines , dans le but de la nourrir par ce moyen. A peine la sonde avait-elle franchi la cavité nasale et touché les parois œsophagiennes que la toux convulsive 6ut lieu avec une telle violence que Ton dut de ^suite ôter l'appareil. Il fallait une journée aussi pour la préparalion de la pile galvanique. Dans cette période , il nie fut permis de tenter un essai homœopathique. le donnai donc (le trente-septième jour de la maladie) deux globules de belladonne trentième dilution disjsoute dans une petite cuillerée d'eau. Mais comme le liquide était dans la bouche , la même toux convulsive eut lieu même avec beaucoup plus de véhémence , et la malade rejeta ce qu^elle avait pris. Après six minutes je fis le même essai prenant seulement 5 gouttes d'eau, mais avec aussi peu de succès. Quelque temps après je renouvelai mon expérience pour la trobième fois avec un seul globule sur la langue qui fut retenu pendant quelques minutes , mais à peine le globule fut-il dissous , que la toux se reproduisit. Cependant, après huit heures, la malade pou- Ta it déjà tenir dans sa bouche à volonté des cuillerées d'eau et même des fruits confits sans tousser. Le jour suivant , la galvanisation commença par mon confrère et ,ami
58 03SEBTATI05S P&ATIQrES
M. F. AiTOste» el moi je m'abstins d'autre remède homcBopathiqoe. Il commença à la galvaniser avec quatre couples de plaques d'un pouce et demi de diamètre» pendant quelques minutes, galranisation qui eut lieu tous les jours en augmentant progressirement le nom* bre des disques et le temps de l'expérience. Déjà Ta* mélioration ( commencée par le remède homœopathique ) , augmentait de jour en jour tellement que» le huitième jour du traitement, elle put se dire guérie^
U est cependant à remarquer que l'introduction du premier breuTage nutritif, formé par quelques ouces de bouillon coupé , porta une vive chaleur à l'estomac , suivie de la diarrhée, accident qui disparut au douzième jour.
Je lais% à décider aux médecins , quels que soient leurs principes , si cette complète guérison a été due à l'action de la belladonne administrée auparavant on à la pile Yoltaîque, qui lui succéda et termina le traitement, ou si toutes les deux y ont contribué* J'ai rapporté C9 fait qui , je crois , n'a pas encore été décrit par mon confrère, qui en a le droit comme moi, parce qae je l'ai cru très-important à la pratique médicale. U pourra aussi être utile aux homœopathes, et les gousser à fiiire des recherches sur l'action pathogénétique du çal?a« msme. . .
Exanthème chronique.
Me trouvant pour affaires de ma profession à Scaletta, pays à 16 lieues de Messine , et étant prêt à retourner
SUR l'homobopatjsih. 59
chez moi, il se présenta pour me consulter la fille de A. Zag^mi p jeune en&nt de douze ans , ayant la figure toute couverte d'une espace de teigne, exanthème com« mencé depuis quarante jours environ , qui avait d'abord envahi le front et était descendu sur tout le maaque. Voilà son portrait : La figure tout entière et les bords du cuir chevelu, excepté la portion occipitale , toute couverte par une épaisse croûte tuberculeuse et couleur de café. Elle était enflée surtout vers les paupières , les lèvres, les narines et les oreilles, ce qui donnait à la malade ua aspect monstrueux semblable à Vèléphantiasis des grecs; En détachant un lambeau de la dartre , l'intérieur était rouge et rempli d'une sérpsité diaphane qui s'épaississait endécoulant. Les yeux étaient fermés par les paupières gonflées, un peu rouges à l'intérieur. Les nariqes gonflées aussi laissaient couler une mucosité fétide , la bouche produisait aussi une abondante sali vation.Mal de tête, surtout la nuit; agitation et insomnie; douleur tensive et prurigineuse à la figure. En lui recommandant la diète homœopatbique, je lui laissai deux doses de rhns toxicodendron 3o' dilution, 3 globules chacune, pour les prendre de trois en trois jours. Je lui donnai aussi ar5en(Cttm une dose de 2 globules 3oMllution pour les prendre après huit jours en cas de nonguérison. Après dix jours ^ elle vint à Messine et jse présenta à ma consultation. Je fus .surpris de voir une helle figure I très-peu de jours avant cachée sous une maladie si hideuse. Je la reconnus seulement à de grandes taches rouges qui lui restaient e|||ore sur la figure et qui ne disparurent qu'après un mois. Elle m'apprit que trois
6o OBSERVATIONS PBATIOtiS^
jours après avoir pris la première dose 46 rhas, ces grandes croûtes avaient commencé à se dessécher , et peu de.temps après à se détacher à grandes plaques.
Parvenu au lerme de mes observations» que j'ai voulu consigner dans le but d'être utile à mes concitoyens , et d^appeler Tattention de mes confrères allopathes sur les ouvrages immortels d'Hahnemann , il est de mon devoir de déclarer à Votre Excellence qu'en cette exposilion de faits médicaux» je n'ai présenté que .ceux-là sur lesquels l'influence de la nouvelle méthode m'a paru devoir être manifestée aux yeux des autres médecins* La gravité des. maladies n'a pu me servir de guide , car j'ai même cHuis de rapporter des cas •très-graves, suivis ^de guérison , parce que l'actbn des remèdes ho- . mœopathiqœs m'avait été douteuse. Il est encore de mon devoir d'avouer, dans l'intérêt de la venté , que quelquefois lors des impuissances des i^mèdes- employés par moi , j'ai recouru à la médecine ordinaire : ce n'est point que la médecine homœopathique no-soit richoen remèdes pour une multitude de phénomènes*pathogénétiques , mais bien parce que mon peu d'expérience , surtout au commencement, me rendait pénible la rechercbc des remèdes analogues à la maladie , surtout lorsque plus d'un remède, présentait des vertus au premier abord identiques. La pénurie des ouvrages dont la traduction même manquait» et le défaut de coup d'œil dans la pratique homœopathique » coup d'œil qu'on ne peut acquérir qu'avec du temps» tout cela venait augmenter un embarras qni n'existe plus pour moi. Je dois beau-
coMip aussi à l'itQiitié ie mpé confrèrçs'à Paris » et saftaot
aux précieuses relations .que ^ai ^contractées avec^ie
sa?anli et célèbre maître Hahnemaiin» inventear de I!hô«
mœopathie; qjv'Hs'yeuilleiit't^îeo accej^er ici toute m^
reconnliic^^QÇef /»'
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