TOLÉRANCE QUELQUEFOIS NÉCESSAIRE
11 est des cas oii le médecin homœopathe peut permettre au malade un régime moins sévère , coinnie celui dans lequel le long usage d'une substance en aurait fait un impérieux besoin. Alors on pourrait, toutefois avec quelque restriction, la tolérer; car l'organisme s'habitue insensiblement à l'action de certains aliments ou boissons, qui finissent par n'avoir plus sur lui la moindre influence fâcheuse , et dont la privation n'est pas toujours sans inconvénients, surtout chez les personnes âgées.
Dans les maladies chroniques , le régime peut être beaucoup moins exact que dans les maladies aiguës , qui , dans leur courte durée, exigent toujours une diète plus sévère et une plus grande abstinence ; d'ailleurs, les remèdes
anlipsoriques , que réclament les premières, sont bien moins aisément dérangés dans leur action que ceux qui conviennent aux secondes.
Ce que je dis ici relativement à une plus grande tolérance dans le régime pendant le traitement de certaines maladies, et chez certaines personnes , se rapporte surtout au café , au thé, au tabac , dont Tusage est devenu une habitude invétérée chez un grand nombre de personnes. Quant aux infusions , tisanes , potions , et autres choses de même nature, elles doivent toujours être sévèrement défendues pendant Tadministraiion de nos médicaments.